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Actualités - Chronologie

Nouveau gouvernement de centre-droit en Norvège

Le nouveau premier ministre norvégien, le chrétien-démocrate Kjell Magne Bondevik, a présenté jeudi son gouvernement de centre-droit, une équipe expérimentée avec quelques nouveaux venus.
M. Bondevik, 50 ans, ancien pasteur luthérien, déjà deux fois ministre dont aux Affaires étrangères (1989-90), a tenu à imprimer son style en faisant appel dans son cabinet de 19 membres à neuf femmes, deux de plus que dans le gouvernement travailliste sortant de Thorbjoern Jagland.
Trois d’entre elles ont moins de 35 ans, la plus jeune étant le ministre de l’Environnement Guro Fjellanger (33 ans).
Respectant l’équilibre des forces au sein de la coalition centriste minoritaire issue des élections législatives du 15 septembre, le nouveau gouvernement norvégien, qui entrera en fonctions aujourd’hui vendredi, comprend neuf chrétiens-populaires (chrétiens-démocrates), six centristes et quatre libéraux.
Il a fait appel à un diplomate de carrière, pro-européen, Knut Vollebaek, 51 ans, pour diriger la diplomatie norvégienne après Bjoern Tore Godal. Il avait été nommé en août ambassadeur à Paris, mais n’avait pas pris ses fonctions en France à la demande de M. Bondevik.
Anne Enger Lahnstein, 47 ans, président du Parti centriste, une eurosceptique qui avait mené avec succès en 1994 la campagne du «non» à l’Union européenne, devient ministre de la Culture et vice-premier ministre.
Valgerd Svarstad Haugland, 41 ans, présidente du parti chrétien-populaire, a obtenu le portefeuille de la Famille et de l’Enfance, et c’est également un chrétien-démocrate, Jon Lilletun, qui dirigera le ministère du Culte, de l’Education et des Sciences, que M. Bondevik avait détenu entre 1983 et 1986.
La famille, l’éducation et la santé constitueront avec l’aide aux retraités les lignes de forces du nouveau gouvernement.
Le nouveau premier ministre, considéré comme un homme de compromis, devra toutefois composer avec l’opposition. Son gouvernement ne dispose que de 42 sièges sur 165 au Storting, du jamais vu depuis 1945 en Norvège. Il devra compter sur l’appui, au cas par cas, des 23 députés conservateurs et 25 progressistes (souvent classés à l’extrême-droite), mais aussi des 65 députés travaillistes qui demeurent la première formation politique du pays.
Le premier ministre sortant Thorbjoern Jagland a démissionné après les élections n’ayant pas atteint, à deux pour cent près, son objectif de 36,9% des voix, score obtenu par son parti aux dernières élections de 1993.
Son gouvernement sortant a présenté lundi le projet de budget 1998 au Parlement, qui prévoit un tour de vis fiscal pour freiner la demande intérieure et éviter une surchauffe de l’économie.
M. Bondevik a indiqué qu’il ne changera pas la politique économique «responsable» de son prédécesseur, même s’il sera sans doute obligé de puiser dans les recettes provenant des surplus pétroliers du pays pour financer son plan d’aides sociales et familiales, qui coûtera 500 millions de dollars à l’Etat l’an prochain.
Pour diriger les finances du pays, M. Bondevik a fait appel à Gudmund Restad, 59 ans, un parlementaire centriste qui aura la lourde tâche de succéder à Jens Stoltenberg, alors que le portefeuille du Pétrole et de l’Energie, secteur-clé de l’économie norvégienne, revient de manière surprenante à une juriste de 35 ans peu connue, la centriste Marit Arnstad. (AFP)
Le nouveau premier ministre norvégien, le chrétien-démocrate Kjell Magne Bondevik, a présenté jeudi son gouvernement de centre-droit, une équipe expérimentée avec quelques nouveaux venus.M. Bondevik, 50 ans, ancien pasteur luthérien, déjà deux fois ministre dont aux Affaires étrangères (1989-90), a tenu à imprimer son style en faisant appel dans son cabinet de 19 membres à neuf femmes, deux de plus que dans le gouvernement travailliste sortant de Thorbjoern Jagland.Trois d’entre elles ont moins de 35 ans, la plus jeune étant le ministre de l’Environnement Guro Fjellanger (33 ans).Respectant l’équilibre des forces au sein de la coalition centriste minoritaire issue des élections législatives du 15 septembre, le nouveau gouvernement norvégien, qui entrera en fonctions aujourd’hui vendredi, comprend neuf...