Les Etats-Unis vont réduire leur dispositif militaire dans la région du Golfe, renforcé au cours des dernières semaines à la suite de violations par l’Irak des zones d’interdiction aérienne au-dessus de son territoire et des manœuvres de la marine iranienne, a indiqué le Pentagone.
«Nous n’avons eu aucun élément tendant à montrer qu’ils (l’Irak et l’Iran) souhaitent une quelconque confrontation avec nous, aucun élément suggérant qu’ils veulent perturber notre déploiement (militaire) habituel dans le Golfe», a précisé le porte-parole du département de la Défense, Kenneth Bacon.
Deux bombardiers de type B-1, stationnés depuis la mi-septembre à Bahrein, ont quitté dimanche dernier la région pour regagner leur base aérienne de l’Idaho, a ajouté M. Bacon. De même, le détachement d’une vingtaine de chasseurs de type F-15 et F-16 déployés dans l’émirat à la même période devrait lui aussi regagner les Etats-Unis à la fin du mois d’octobre, a-t-il souligné.
Outre ces renforts aériens, les Etats-Unis avaient accéléré le 4 octobre l’envoi dans le Golfe de leur porte-avions à propulsion nucléaire USS Nimitz, en raison de violations par l’Irak de la zone d’exclusion aérienne instituée par l’ONU au-dessus de la partie sud de son territoire.
Le USS Nimitz était arrivé dans la région au cours du week-end dernier.
Selon M. Bacon, il n’y a pas eu de violations de cette zone depuis «plusieurs jours». Certaines violations ont par contre été recensées dans la zone nord d’interdiction aérienne, mais uniquement en l’absence dans la région des avions occidentaux chargés de la faire respecter. (AFP)

