Réunis au domicile de l’ancien président de la Chambre M. Hussein el-Husseini, les anciens présidents du Conseil Sélim Hoss et Omar Karamé ainsi que les députés Boutros Harb, Mohammad Youssef Baydoun et Boutros Harb se sont montrés très critiques à l’égard de la politique financière et économique du gouvernement «qui a plongé le pays dans la crise actuelle et qui s’entête à maintenir le même cap malgré tous les avertissements qui lui ont été adressés tout au long de ces cinq années».
Les députés de l’opposition déplorent aussi «tous les différents entre les responsables qui refont périodiquement surface faisant perdre toute crédibilité à la notion d’Etat libanais».
L’opposition parlementaire refuse aussi le retour à la troïka qu’elle qualifie d’«hérésie politique» et demande à MM. Hraoui, Berry et Hariri «de mettre fin immédiatement à leur agissement anticonstitutionnel qui a bloqué toute vie politique et éliminé toute forme de contrôle».
«Cette absence de contrôle a fait que le gouvernement s’est autorisé les infractions les plus notoires sacrifiant, pour ses desiderata, toutes les exigences d’un développement social et économique homogène et équilibré», ont encore ajouté les députés de l’opposition.
Les parlementaires ne sont pas sûrs que «le gouvernement puisse maintenir le déficit budgétaire au taux qu’il s’est fixé» et dénoncent enfin «la politique d’investissement du gouvernement qui n’est aucunement génératrice de richesse nationale et de nouveaux emplois, rendant par là la crise sociale encore plus aiguë».

