Pour la deuxième journée consécutive, s’est poursuivi hier à l’Hôtel Bristol, le séminaire organisé par M. Michel Eddé, ministre d’Etat, et l’«Association des Banques Libanaises». Il faut rappeler que de nombreux experts venus du monde entier ont présenté, lors de la première journée, leurs expériences du micro-crédit et du crédit aux petites entreprises. Ces sessions étant réservées aux banques commerciales, les exposés ont été, hier, spécialement techniques.
Les crédits
officiers
Les différents intervenants se sont attardés sur l’importance de la formation des «crédits officiers» qui jouent un rôle majeur dans la pyramide de décision des montagnes de micro-crédit. Ils assurent aussi le recouvrement des mensualités et doivent être capables d’apporter un soutien réel à l’emprunteur au moins sur le plan de la gestion, voire sur le plan technique du projet financé. En effet, le suivi des emprunteurs est la règle d’or pour ce type de crédit à haut risque.
En conséquence, si les banques commerciales décidaient d’octroyer des micro-crédits au Liban, une formation particulière devrait être dispensée aux employés, tant la tache est délicate.
Particularité des micro-crédits ou des crédits aux petites entreprises, le coût des prestations est souvent très élevé. C’est ce coût qui a été étudié lors des sessions de l’après midi, avec une évaluation des possibilités au Liban.
La troisième journée, organisée cette fois par le PNUD, sera consacrée au lien entre les ONG et les banques dans les domaines de financement aux plus démunis de la population à travers le monde.

