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Actualités - Chronologie

Jospin défend les 35 heures


Dans une interview parue lundi dans le quotidien «Le Parisien», le premier ministre français Lionel Jospin revient notamment sur son objectif de passage à la semaine de 35 heures et sur l’union monétaire européenne.
Le dispositif mis en place pour parvenir aux 35 heures d’ici l’an 2000 «est le plus souple possible, puisque nous nous fixons un objectif en laissant tout le temps à la négociation accompagnée d’incitations très fortes», estime-t-il.
Le premier ministre déclare réagir «calmement» aux critiques acerbes formulées dimanche par le Conseil national du patronat français (CNPF), dont le président Jean Gandois a dénoncé un «complot» du gouvernement et des syndicats sur la question des 35 heures.
«Je suis obligé de constater que le patronat n’a proposé aucune approche différente pour réduire le chômage par la diminution du temps de travail. Il ne m’a pas laissé de choix», rétorque Lionel Jospin en se déclarant convaincu d’être compris par «la grande majorité des chefs d’entreprise».
«Contrairement à ce que j’ai entendu, ajoute-t-il, la France n’est pas isolée en Europe (sur la question des 35 heures). L’expérience de certains de nos partenaires — je pense en particulier aux Pays-Bas ou, plus récemment, au Danemark, à certaines initiatives en Allemagne — montre que la réduction négociée du temps de travail permet de créer des emplois tout en maintenant une croissance forte et un haut niveau de compétitivité.»
«Notre priorité, c’est l’emploi avec l’euro», déclare-t-il par ailleurs à propos de la construction de l’Europe monétaire. «Je n’ai jamais opposé les deux (…). A quoi servirait l’union monétaire si elle ne nous donnait pas les moyens de maîtriser collectivement notre destin pour le bien-être de nos citoyens?» (Reuter)
Dans une interview parue lundi dans le quotidien «Le Parisien», le premier ministre français Lionel Jospin revient notamment sur son objectif de passage à la semaine de 35 heures et sur l’union monétaire européenne.Le dispositif mis en place pour parvenir aux 35 heures d’ici l’an 2000 «est le plus souple possible, puisque nous nous fixons un objectif en laissant tout le temps à la négociation accompagnée d’incitations très fortes», estime-t-il.Le premier ministre déclare réagir «calmement» aux critiques acerbes formulées dimanche par le Conseil national du patronat français (CNPF), dont le président Jean Gandois a dénoncé un «complot» du gouvernement et des syndicats sur la question des 35 heures.«Je suis obligé de constater que le patronat n’a proposé aucune approche différente pour réduire le...