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Actualités - Chronologie

Boris Eltsine et la Russie vedettes du sommet (photo)

Le président Boris Eltsine a été la véritable vedette du sommet de l’Europe de Strasbourg, où les Occidentaux l’ont accueilli à bras ouverts tandis que les Européens de l’Est écoutaient avec espoir sa profession de foi démocratique.
«Nous avions prévu que ce sommet du Conseil de l’Europe serait en fait le sommet de la Russie», admet un diplomate de l’Union européenne, «car l’entrée de la Russie au Conseil début 1996 avait été un très grand événement, marquant la reconnaissance du processus de démocratisation en Russie».
Mais la touche personnelle de Boris Eltsine, qui participait à son premier sommet du Conseil de l’Europe, et quelques effets d’annonce bien calculés, auront fortement contribué à ce succès diplomatique indéniable du Kremlin.
Jeudi, en débarquant à l’aéroport de Strasbourg, le président russe confirmait d’abord son intention de ne pas se représenter à la prochaine élection présidentielle, prévue en l’an 2000, attirant d’un coup sur sa personne tous les projecteurs des médias.
Vendredi, en marge du sommet, il offrait au président Jacques Chirac son soutien dans le combat pour l’interdiction des mines antipersonnel. Déjugeant ainsi son gouvernement, qui a toujours repoussé l’idée de signer la convention internationale sur le sujet.
Dans la journée enfin, MM. Eltsine et Chirac annonçaient ensemble la mise en place de sommets annuels franco-germano-russes, fondant ainsi une informelle «troïka» des puissances européennes.
La vitalité de Boris Eltsine, en outre, a surpris les Européens. «Nous nous attendions à voir un homme sinon diminué, du moins convalescent», a admis un délégué d’un pays occidental, longtemps en poste à Moscou, «et nous le retrouvons aminci, plus incisif, pour tout dire plus en forme qu’il ne l’était même avant ses ennuis cardiaques» et son quintuple pontage coronarien, en novembre dernier.
Même les pays d’Europe de l’Est, longtemps soumis au joug soviétique — à une époque où M. Eltsine était un haut dignitaire du PCUS — ont salué, quoique prudemment, cette avancée de la Russie au cœur de la scène européenne.
«Le discours de M. Eltsine au sommet n’était pas agressif, il a insisté sur les valeurs européennes communes», note avec satisfaction Algirdas Gricius, conseiller diplomatique du président Lituanien Algirdas Brazauskas.
Réagissant à la formation d’une «troïka» Paris-Bonn-Moscou, M. Gricius ajoute avec un sourire: «Les grandes puissances se comportent comme des grandes puissances... Mais si elles sont démocratiques et ouvertes, je n’y vois aucun danger pour les petits Etats».
«Mieux vaut d’ailleurs que Boris Eltsine soit intégré dans les mécanismes européens, et non rejeté à l’extérieur, car on peut dire que la démocratisation en Russie est sur une bonne voie, mais qu’il reste un long chemin à parcourir», ajoute-t-il. (AFP).
Le président Boris Eltsine a été la véritable vedette du sommet de l’Europe de Strasbourg, où les Occidentaux l’ont accueilli à bras ouverts tandis que les Européens de l’Est écoutaient avec espoir sa profession de foi démocratique.«Nous avions prévu que ce sommet du Conseil de l’Europe serait en fait le sommet de la Russie», admet un diplomate de l’Union européenne, «car l’entrée de la Russie au Conseil début 1996 avait été un très grand événement, marquant la reconnaissance du processus de démocratisation en Russie».Mais la touche personnelle de Boris Eltsine, qui participait à son premier sommet du Conseil de l’Europe, et quelques effets d’annonce bien calculés, auront fortement contribué à ce succès diplomatique indéniable du Kremlin.Jeudi, en débarquant à l’aéroport de Strasbourg,...