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Actualités - Chronologie

Le Hamas dopé par le retour de Cheikh Yassine

Le Hamas, avec le retour cette semaine de son chef spirituel cheikh Yassine, a fait un pas en avant qui pourrait aider le président palestinien Yasser Arafat à avancer dans le processus de paix, estiment les analystes palestiniens. «Après vingt ans de travail, j’ai le sentiment que nous avons beaucoup avancé», a affirmé un responsable du Hamas de Naplouse, en Cisjordanie, Jamal Sélim.«Le retour du cheikh Yassine a un effet positif pour l’ensemble du peuple palestinien et a grandement renforcé le Hamas», a ajouté M. Sélim.
Avec ce retour, M. Arafat aura du mal à poursuivre, à court terme, sa politique de répression du Hamas, le grand rival de l’OLP. Les mesures prises depuis le mois dernier à l’encontre du Hamas par les forces de sécurité palestiniennes, sous la pression d’Israël, ont été stoppées. M. Arafat a également ordonné la libération d’un islamiste détenu à Gaza à la demande du cheikh Yassine, sans qu’Israël élève la moindre protestation.
M. Arafat a rendu visite au cheikh dans sa maison à Gaza, il l’a embrassé tout en proclamant que le Hamas et l’OLP étaient «des frères faisant partie du même peuple et ayant le même objectif».
Les responsables du Hamas ont fait l’éloge de Yasser Arafat, présenté comme le «président de la nation palestinienne», mais cheikh Yassine a laissé entendre qu’il souhaitait un rééquilibrage des pouvoirs entre les deux mouvements rivaux.
«L’Autorité palestinienne constitue une partie du peuple palestinien, de la même façon que le Hamas», avait souligné lundi le chef spirituel du mouvement intégriste à Amman.

Modération

La question est de savoir si le Hamas va demeurer dans le rôle de rival de l’OLP ou s’il va modérer son opposition au processus de paix avec Israël.
Un analyste politique de Naplouse, Khalil Shakaki, estime que l’Autorité palestinienne «n’a rien à craindre du retour de cheikh Yassine, car elle jouit encore d’une grande popularité auprès de la population palestinienne».
«Le Hamas est une organisation plus politique qu’idéologique, qui prendra ses distances par rapport aux opérations militaires, au moins à court terme», prévoit-il.
Le Hamas a rejeté les accords d’autonomie conclus par M. Arafat avec Israël en 1993, tout en appelant à la création d’un Etat islamique palestinien sur les territoires tenus par Israël et en organisant des attentats qui ont coûté la vie à des dizaines d’Israéliens.
Mais cheikh Yassine a d’ores et déjà fait montre d’une certaine modération. Il a proposé un arrêt des attentats-suicide si Israël acceptait de mettre un terme à ses «attaques contre les Palestiniens», aux destructions de maisons et aux confiscations de terres.
Les dirigeants israéliens ont rejeté ces conditions, mais ont dû admettre que cheikh Yassine avait adopté un ton «plus conciliant».
Le chef spirituel du Hamas a souligné que son mouvement continuerait la résistance armée jusqu’à la fin de l’occupation israélienne et des responsables du Hamas ont souligné que leur mouvement n’avait pas l’intention de renoncer à son opposition au processus de paix.
«Le Hamas ne cherche pas la confrontation avec l’Autorité palestinienne mais seulement à servir le peuple palestinien», souligne M. Sélim en parlant des institutions de bienfaisance du mouvement.
Israël a dû libérer cheikh Yassine, qui était détenu depuis huit ans, pour récupérer deux de ses agents secrets arrêtés en Jordanie après avoir tentés d’assassiner le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, le 25 septembre à Amman. (AFP)
Le Hamas, avec le retour cette semaine de son chef spirituel cheikh Yassine, a fait un pas en avant qui pourrait aider le président palestinien Yasser Arafat à avancer dans le processus de paix, estiment les analystes palestiniens. «Après vingt ans de travail, j’ai le sentiment que nous avons beaucoup avancé», a affirmé un responsable du Hamas de Naplouse, en Cisjordanie, Jamal Sélim.«Le retour du cheikh Yassine a un effet positif pour l’ensemble du peuple palestinien et a grandement renforcé le Hamas», a ajouté M. Sélim.Avec ce retour, M. Arafat aura du mal à poursuivre, à court terme, sa politique de répression du Hamas, le grand rival de l’OLP. Les mesures prises depuis le mois dernier à l’encontre du Hamas par les forces de sécurité palestiniennes, sous la pression d’Israël, ont été stoppées. M....