Invitée par Annie Caubet, conservateur général des antiquités orientales au Grand Louvre, Nina Jidéjian a pu visiter dans ce prestigieux musée la toute nouvelle salle phénicienne... «Cette salle se trouve dans l’aile Sackler», raconte Nina Jidéjian. «On y verra des œuvres archéologiques de Perse, de Phénicie, de Chypre, d’Arabie heureuse, d’Arabie déserte et de Palmyre». L’historienne-archéologue libanaise indique que «le sarcophage, à l’égyptienne, d’Echmounazar, roi de Sidon au Ve siècle avant J.-C., est impressionnant par ses proportions gigantesques. Découvert accidentellement en 1855 dans la nécropole de Magharat Abloun au sud de Saïda par Alfred Antoine Peretié, chancelier du consulat général de France à Beyrouth, et emmené en France, ce sarcophage reposait jusque-là dans une fosse profonde, dans une salle obscure du célèbre musée parisien. Aujourd’hui, le sarcophage est présenté debout dans une alcôve. L’inscription de 22 lignes en phénicien dit qu’Echmounazar était le fils de Tabnit, roi de Sidon, et de sa sœur-épouse Amo’Astart, grande prêtresse d’Astarté. A cette époque les rois de Sidon épousaient leurs sœurs comme le faisaient les pharaons en Egypte. Mère et fils ont fait bâtir le célèbre temple d’Echmoun, le dieu guérisseur de Sidon». Rappelons que le sarcophage développe également une malédiction retentissante, mais apparemment inefficiente: quiconque y toucherait ou le déplacerait serait voué à une mort atroce...
Invitée par Annie Caubet, conservateur général des antiquités orientales au Grand Louvre, Nina Jidéjian a pu visiter dans ce prestigieux musée la toute nouvelle salle phénicienne...«Cette salle se trouve dans l’aile Sackler», raconte Nina Jidéjian. «On y verra des œuvres archéologiques de Perse, de Phénicie, de Chypre, d’Arabie heureuse, d’Arabie déserte et de Palmyre».L’historienne-archéologue libanaise indique que «le sarcophage, à l’égyptienne, d’Echmounazar, roi de Sidon au Ve siècle avant J.-C., est impressionnant par ses proportions gigantesques. Découvert accidentellement en 1855 dans la nécropole de Magharat Abloun au sud de Saïda par Alfred Antoine Peretié, chancelier du consulat général de France à Beyrouth, et emmené en France, ce sarcophage reposait jusque-là dans une fosse profonde,...
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