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Actualités - Conferences Internationales

Les Nations Unies partent en guerre contre la désertification

Une centaine de pays, partis en guerre contre la désertification, cherchent à Rome les moyens de combattre ce phénomène qui menace un milliard de personnes dans le monde et doit plus à l’homme qu’au hasard, à la sécheresse ou aux changements climatiques.
La première réunion de la Convention des Nations Unies de lutte contre la désertification, qui se tient à Rome au siège de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) jusqu’à vendredi, doit en effet adopter un «mécanisme global» susceptible de faire fonctionner cet engagement international.
Mais trois grands pays — Etats-Unis, Japon et Russie — ne sont pas engagés dans cette lutte. Les deux premiers ne considèrent pas la désertification comme un phénomène négligeable puisqu’ils ont signé la convention, mais ils craignent «une convention de plus» tandis que la Russie ne se sent pas vraiment concernée. Mais le Japon pourrait la ratifier avant la fin de l’année.
En chantier depuis 1977, cette convention a eu beaucoup de mal à s’imposer, peut-être parce qu’elle concerne d’abord les pays en développement, contrairement aux conventions sur le climat ou la diversité biologique.
En 1991, les ministres africains de l’Environnement avaient appelé à un engagement international mais l’année suivante, à Rio, le Sommet de la Terre s’est contenté d’un souhait, inscrit dans l’Agenda 21. En 1994, la signature de 115 pays crée la convention, qui entre en vigueur fin 1996.
Il reste maintenant à donner vie à cet accord. La ville allemande de Bonn, où se trouve déjà le siège de la convention sur les changements climatiques, a été élue pour installer son secrétariat permanent. La sensibilité «verte» allemande et un financement solide ont convaincu les délégués.
L’objectif est de favoriser une meilleure gestion des ressources naturelles pour restaurer les terres déjà dégradées et éviter que de nouvelles terres arides se transforment en désert.

Mobiliser les ressources
financières

La priorité de la réunion de Rome, à laquelle les ministres de l’Environnement participent cette semaine, est donc de définir le mode de financement de projets qui ne manquent pas. Pour cela, les gouvernements doivent définir les fonctions et les modalités d’un «mécanisme mondial» chargé de mobiliser les ressources financières nécessaires. Autant l’accord semble large sur la philosophie de la convention — contrairement à ce qui se passe pour le climat — autant il apparaît difficile sur ce mécanisme.
Les experts, comme l’Américain Richard Benedick, suggèrent de s’inspirer du mécanisme du protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone. Un fonds rassemble l’aide publique qui favorise les transferts technologiques et draine l’aide privée.
La stratégie retenue consiste à faire remonter les projets de la base en associant la population dès leur élaboration. «Père» de cette convention avec le Burkinabé Arba Diallo, le Suédois Bo Kjellén invite les pays affectés à prendre l’initiative de lancer leur programme national de lutte et de créer leur propre fonds national. Il insiste aussi sur «l’action d’urgence» à mener en Afrique.
Tous les continents, même l’Europe, sont victimes de la désertification, qui touche un quart des terres émergées de la planète. Les deux tiers des 5,2 milliards d’hectares de terres arides vouées à l’agriculture sont déjà dégradés.
Si la sécheresse aggrave la dégradation des terres arides, les activités humaines sont les principales responsables de la désertification, en particulier le déboisement, le surpâturage et l’exploitation excessive ou inadéquate des terres arables. (AFP)
Une centaine de pays, partis en guerre contre la désertification, cherchent à Rome les moyens de combattre ce phénomène qui menace un milliard de personnes dans le monde et doit plus à l’homme qu’au hasard, à la sécheresse ou aux changements climatiques.La première réunion de la Convention des Nations Unies de lutte contre la désertification, qui se tient à Rome au siège de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) jusqu’à vendredi, doit en effet adopter un «mécanisme global» susceptible de faire fonctionner cet engagement international.Mais trois grands pays — Etats-Unis, Japon et Russie — ne sont pas engagés dans cette lutte. Les deux premiers ne considèrent pas la désertification comme un phénomène négligeable puisqu’ils ont signé la convention, mais ils...