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Actualités - Chronologie

Une voix de l'establishment séoudien appelle à des réformes

Hani Ahmed Zaki Yamani, le fils de l’ancien ministre séoudien du Pétrole, appelle à une plus grande libéralisation du système politique séoudien, demande plus de liberté pour la femme et une modernisation de l’économie, dans un livre paru à Londres.
Intitulé «To be a Saudi» (être séoudien), l’ouvrage donne la parole à des critiques «libéraux» du régime séoudien, alors que seules les voix de dissidents islamistes, comme les notoires Mohammed al-Massaari et Oussama ben Laden, étaient entendues jusqu’à présent.
M. Yamani se fait ainsi l’écho d’une classe moyenne grandissante qui commence à demander un partage plus équitable des richesses du pays et une participation accrue dans les décisions politiques.
Hani Yamani fait partie de l’élite séoudienne et réside en Arabie Séoudite, ce qui indiquerait «qu’un besoin de réformer le système est ressenti aux plus hauts niveaux de la hiérarchie séoudienne», a estimé Ibrahim Karavan, spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut international d’études stratégiques (IISS) de Londres.
«Une personnalité politique de poids en Arabie Séoudite n’a pas dû juger le livre condamnable», a estimé le spécialiste.
L’auteur appelle à une plus grande participation du peuple à la vie politique du pays, à une participation des femmes dans la vie active, susceptibles en outre de remplacer la main-d’œuvre étrangère qui fait tourner la machine économique du pays.
Les Séoudiennes actives sont généralement cantonnées dans certains métiers, principalement l’enseignement.
La création en 1993 d’une assemblée consultative, Majlis al-choura, va dans le sens d’un élargissement de la base du pouvoir, même si son rôle reste purement consultatif.
L’auteur plaide pour l’instauration d’un système économique moderne où le secteur privé jouerait le plus grand rôle, où des impôts seraient prélevés et les subventions de l’Etat réduites.
Grâce aux rentrées pétrolières, l’Arabie Séoudite a mis en place un Etat-providence où l’enseignement et les soins médicaux sont gratuits et les services, telles l’électricité et l’eau, fortement subventionnés.
Cependant, ce système s’annonce difficile à maintenir car les dépenses occasionnées par la guerre du Golfe et la baisse des prix du pétrole ont accentué les déficits publics.
Dans son livre, M. Yamani se garde toutefois de montrer la moindre déloyauté à l’égard de la famille régnante des al-Séoud, qui a donné son nom au pays, ou de remettre en question l’importance ou le rôle de l’islam considéré comme un «facteur considérable de stabilisation».
«La légitimité des al-Séoud repose dans une forme de gouvernement islamique» et «il n’existe pas d’alternative (à al-Séoud) pour le moment, et le besoin d’une alternance ne saurait justifier dans le cas de dirigeants qui ne connaissent que le succès», estime l’auteur. (AFP)
Hani Ahmed Zaki Yamani, le fils de l’ancien ministre séoudien du Pétrole, appelle à une plus grande libéralisation du système politique séoudien, demande plus de liberté pour la femme et une modernisation de l’économie, dans un livre paru à Londres.Intitulé «To be a Saudi» (être séoudien), l’ouvrage donne la parole à des critiques «libéraux» du régime séoudien, alors que seules les voix de dissidents islamistes, comme les notoires Mohammed al-Massaari et Oussama ben Laden, étaient entendues jusqu’à présent.M. Yamani se fait ainsi l’écho d’une classe moyenne grandissante qui commence à demander un partage plus équitable des richesses du pays et une participation accrue dans les décisions politiques.Hani Yamani fait partie de l’élite séoudienne et réside en Arabie Séoudite, ce qui indiquerait...