Le gouvernement émirati a approuvé un projet de loi fixant un plafond de 20.000 dirhams (5.450 dollars) pour la somme que doit payer le candidat au mariage à sa promise, et 30.000 dirhams (8.175 dollars) dans le cas d’un divorce.
La nouvelle loi limite en outre à une journée les cérémonies du mariage, au lieu de trois précédemment, selon l’agence officielle WAM.
La nouvelle loi est «conforme aux instructions du chef de l’Etat, cheikh Zayed ben Sultan al-Nahyane, qui visent à réduire les lourdes dépenses de la dot et les fastes exagérés des cérémonies de mariage, lesquelles constituent un fardeau pour les jeunes qui commencent à bâtir une famille», a indiqué l’agence.
Cheikh Zayed avait ordonné en juillet l’élaboration de cette loi, la dot exorbitante exigée par les parents de la future mariée comme c’est la coutume dans le Golfe, et qui comprend des bijoux, dépassant parfois 100.000 dollars.
Quant au coût des cérémonies de mariage, qui se poursuivent pendant trois jours, il peut atteindre plus de 200.000 dollars. Pendant ces cérémonies, des tentes sont dressées, des troupes locales et étrangères chantent et dansent, des moutons, des chameaux sont égorgés et de cadeaux sont parfois distribués aux invités.
Bien qu’un grand nombre de tribus des Emirats aient conclu des accords entre elles pour limiter la dot à la suite des appels répétés de cheikh Zayed, les cérémonies de mariage fastueuses continuent à être organisées, selon les responsables émiratis.
Les étrangères
«moins chères»
Mais des centaines d’Emiratis épousent chaque année des étrangères, généralement des Egyptiennes ou des Indiennes, moins «chères» que leurs compatriotes, pour éviter de payer la dot et la cérémonie de mariage. Les autorités imputent aux mariages mixtes la multiplication des divorces.
Cheikh Zayed, 80 ans, mène campagne pour encourager les Emiratis, minoritaires dans leur propre pays, à épouser des compatriotes. Il a ainsi créé en 1992 un «Fonds de mariage» qui accorde des dons allant jusqu’à 70.000 dirhams (19.000 dollars) aux jeunes Emiratis désirant épouser des compatriotes.
Plus de 8.000 couples ont déjà profité de cette institution, dotée d’un capital de 250 millions de dirhams (68 millions de dollars) et financée par le budget fédéral des Emirats, qui a contribué à faire baisser le taux des mariages mixtes.
Les dons du Fonds de mariage ne sont accordés qu’aux célibataires, dans une tentative de réduire la polygamie, une pratique courante aux Emirats.
Avant le boom pétrolier, les candidats au mariage dans la péninsule arabique avaient l’habitude de payer une poignée de dollars ou quelques moutons comme dot, et parfois même quelques paniers de dattes. (AFP)

