Dans un communiqué diffusé à Damas, un responsable syrien a indiqué que les informations sur l’envoi de renforts militaires syriens à la frontière avec la Turquie «sont fabriquées de toutes pièces et dénuées de tout fondement».
«Il n’y a rien de nouveau à signaler du côté syrien» (de la frontière), a ajouté ce responsable qui a gardé l’anonymat.
Le responsable syrien faisait référence à des informations diffusées vendredi par l’agence turque Anatolie et selon lesquelles la Syrie et l’Iran déployaient des forces blindées supplémentaires près de leurs frontières respectives avec la Turquie et l’Irak.
«Il y a une concentration de forces blindées par la Syrie le long de sa frontière orientale avec la Turquie et dans la région où se rencontrent les frontières turque, syrienne et irakienne», avait déclaré une source proche des services de renseignement turcs, selon Anatolie.
«L’Iran a également renforcé ses forces blindées le long de sa frontière avec l’Irak», avait-on ajouté de même source.
Les troupes turques ont pénétré dans le nord de l’Irak la semaine dernière et lancé une opération d’encerclement des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes de Turquie) pour empêcher leur fuite vers le territoire iranien.
Le nombre de soldats turcs mobilisés pour cette nouvelle incursion, «limitée» selon Ankara en temps et en ampleur, va jusqu’à 20.000 selon les estimations. Outre l’aviation, les unités turques sont soutenues par plus d’une centaine de chars et de véhicules blindés entrés sur le sol irakien. (AFP)

