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Actualités - Chronologie

Polémique au Caire sur la célébration du bicentenaire des relations franco-égyptiennes


La célébration du bicentenaire des relations franco-égyptiennes, qui va se traduire par un ensemble de manifestations culturelles dans les deux pays cette année et l’an prochain, suscite une controverse dans les milieux intellectuels égyptiens.
Les deux cents ans d’histoire commune célébrés sur le thème «France-Egypte: horizons partagés», ont pour point de départ l’expédition militaire de Bonaparte en Egypte en 1798.
«A-t-on jamais vu un pays fêter le jour de son invasion? C’est une anomalie de l’histoire, c’est indécent», s’insurge Hossam Issa, dirigeant du Parti nassérien qui mène la fronde contre cette célébration.
Ce professeur de droit à l’université d’Aïn Shams au Caire, qui se considère comme «un grand ami de la France», «un gaulliste égyptien», enfonce le clou: «Pourrait-on imaginer la France célébrant l’invasion allemande de Bismarck ou de Hitler?».
Dia Rashwan, chercheur en sciences politiques au centre d’études d’al-Ahram, est du même avis et se demande «s’il ne va pas bientôt falloir commémorer aussi 1881, début de l’occupation britannique».
«Cette commémoration va porter atteinte à l’image de la France en Egypte, pourtant très positive depuis qu’en 1967 le général De Gaulle avait pris position contre Israël, car elle ravive un événement malheureux, de la mémoire égyptienne», ajoute-t-il.

Des échanges scientifiques

«Il n’a jamais été question de commémorer l’expédition militaire de Bonaparte», se défend M. Kamal al-Zoheiri, directeur du Comité égyptien d’organisation des manifestations.
«Nous célébrons des relations scientifiques, culturelles et artistiques, une amitié ancienne et fascinante», renchérit M. Mohammed Ghoneim, sous-secrétaire d’Etat au ministère de la Culture.
Plus d’une centaine de manifestations sont prévues dans les deux pays, concerts, pièces de théâtre, opéras, films ou expositions.
Au cours d’une intervention publique récente, l’ambassadeur de France au Caire, M. Jean-Marc de La Sablière, a évoqué les grands noms de la coopération culturelle et scientifique franco-égyptienne, mais n’a pas cité Bonaparte. (AFP)
La célébration du bicentenaire des relations franco-égyptiennes, qui va se traduire par un ensemble de manifestations culturelles dans les deux pays cette année et l’an prochain, suscite une controverse dans les milieux intellectuels égyptiens.Les deux cents ans d’histoire commune célébrés sur le thème «France-Egypte: horizons partagés», ont pour point de départ l’expédition militaire de Bonaparte en Egypte en 1798.«A-t-on jamais vu un pays fêter le jour de son invasion? C’est une anomalie de l’histoire, c’est indécent», s’insurge Hossam Issa, dirigeant du Parti nassérien qui mène la fronde contre cette célébration.Ce professeur de droit à l’université d’Aïn Shams au Caire, qui se considère comme «un grand ami de la France», «un gaulliste égyptien», enfonce le clou: «Pourrait-on imaginer...