A la clef, en cas de victoire: un éventuel combat pour la réunification du titre contre le vainqueur du choc le 8 novembre à La Vegas entre les Américains Evander Holyfield et Michael Moorer, détenteurs des ceintures WBA et IBF de la catégorie.
Lewis, 32 ans, venu tard à la boxe professionnelle après une longue carrière amateur, s’était emparé du titre WBC vacant en février à Las Vegas contre l’Américain Oliver McCall.
McCall, qui depuis deux reprises déjà ne se défendait plus, s’était effondré psychologiquement à la 5e reprise et le combat s’était achevé par sa disqualification pour non combativité. En septembre 1994, le même McCall avait pourtant infligé à Lewis sa seule défaite à ce jour en le mettant KO à la deuxième reprise...
La seconde sortie de Lewis aux Etats-Unis, pour la première défense de son titre contre son compatriote Henry Akinwande, en juin, à Lake Tahoe, n’avait pas plus convaincu, le combat se terminant par la disqualification du challenger de Lewis pour accrochages répétés et refus de combattre.
Golota loué par Foreman
L’enjeu est donc de taille pour le Britannique fort de 31 victoires, dont 25 avant la limite, pour une défaite. Il lui faudra vaincre et convaincre face à un adversaire qualifié par l’ancien champion du monde des lourds Georges Foreman comme détenant «un des plus beaux potentiels qu’on ait vus chez les lourds depuis longtemps».
Golota, 29 ans, professionnel depuis 1992, s’est taillé un palmarès de 28 victoires, dont 25 par KO, pour deux défaites. Deux revers concédés contre le même adversaire, l’Américain Riddick Bowe, ancien champion du monde des lourds, en se faisant disqualifier à chaque fois pour coups bas répétés après avoir infligé à son adversaire deux terribles punitions.
Le premier combat, a Madison Square Garden de New York, en juillet 1996, s’était terminé par une bagarre générale sur le ring qui avait fait 22 blessés, dont Golota, qui avait dû se faire poser 13 points de suture après savoir été frappé à la tête avec un téléphone portable.
«S’il récidive, c’est qu’il doit vraiment être le boxeur le plus stupide du monde», a fait remarquer Lewis. «Je ne vais pas parier de l’argent que je ne recommencerai pas, a rétorqué Golota. Mais je ne crois pas que je le ferai».
En combat préliminaire, le Canadien Arturo Gatti, 25 ans, 28 victoires dont 23 KO pour une défaite, met pour la troisième fois en jeu son titre mondial IBF des super-plume contre l’ancien détenteur du titre WBC de la catégorie, le Mexicain Gabriel Ruelas, 27 ans, a palmarès de 44 victoires (24 avant la limite) et 4 défaites.
Super-plume (WBO):
Lorcy-Castillo
Julien «Bobo» Lorcy et Arnulfo Castillo, qui s’étaient séparés sur un verdict de parité violemment contesté par le clan du Français, le 1er mars, pour l’attribution du titre mondial WBO des super-plume, se retrouveront pour un deuxième match qui sent la poudre, samedi soir à Villebon-sur-Yvette (région parisienne).
Du côté du Français, qui a estimé avoir été volé, comme de celui du Mexicain, mortifié d’avoir été accusé de tricherie en crachant à plusieurs reprises son protège-dents, la motivation sera extrême. Tous deux invaincus et dotés d’une sérieuse force de frappe, Lorcy et Castillo rêvent de s’adjuger ce titre toujours vacant, pour lancer véritablement leur carrière internationale. (AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine