En présence du Mohafez Nicolas Saba, dans le brouhaha d’une circulation dense, Liliane Tyan, la présidente de Help a rappelé que «l’association humanitaire Help, créée en 1979 et qui a œuvré pendant les années de guerre en faveur des enfants, veut maintenant participer à la reconstruction, dans la mesure de ses possibilités».
L’association, on le sait, se donne pour but d’embellir Achrafieh. Premier projet, l’avenue Charles-Malek qui va de Tabaris au carrefour Hekmé. Le travail se concentre actuellement autour du quartier St-Nicolas. Quelques façades et murets ravalés exhibent une douce couleur jaune paille. «Nous allons, également, faire défricher les petits espaces municipaux et les faire planter». De la verdure, il y en aura aussi sur les balcons des immeubles, et aux habitants de les entretenir. «Nous nous chargeons par ailleurs d’éclairer les vieilles demeures. Après cette avenue, nous comptons nous attaquer à la rue Abdel Wahab el-Inglizi». Ainsi, rue après rue, Achrafieh refera peau neuve, avec le concours de ses habitants, de ses entreprises et de l’hôtel de ville. Prochaine étape, les anciennes demeures à restaurer et à entretenir.
M. Saba a précisé, pour sa part, que «les habitants ont l’obligation de procéder au ravalement de leurs immeubles». Et il a indiqué que des formulaires ont été envoyés à tous les immeubles afin de cerner leurs possibilités, pour savoir en fait combien se déclarent dans l’incapacité d’assumer les travaux de ravalement requis. Côté financement, Help Lebanon table à fond sur le système du sponsorship. Banques, sociétés, commerces… autant de pourvoyeurs de fonds qui n’hésitent pas, à en croire Mme Tyan, à débourser pour se voir ravaler la façade…
«L’avenue Charles-Malek va nous coûter 110.000 dollars. Nous avons déboursé 16.000 dollars pour la première tranche» dit-elle.
Mme Tyan a également indiqué qu’outre les entreprises privées locales, son initiative a suscité l’intérêt de l’ambassade d’Allemagne et de quelques conseils municipaux français qui ont exprimé leur volonté de contribuer au financement de certains projets.
A la question de savoir si Help coopère avec l’APSAD, organisme qui s’occupe de la préservation des demeures anciennes, Mme Tyan a précisé qu’elle était en «contact permanent avec Lady Cochrane».


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