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Actualités - Chronologie

Un mois après, la piste de l'accident tient toujours

Un mois après la mort de Diana dans le tunnel du pont de l’Alma, les enquêteurs parisiens privilégient toujours la thèse d’un accident provoqué par une double faute de conduite, sans écarter d’autres facteurs annexes.
Ils s’emploient ainsi à déterminer si une deuxième voiture n’a pas été impliquée dans l’accident et si des photographes n’ont pas contribué à provoquer l’embardée de la Mercedes de la princesse de Galles et de Dodi Fayed pendant une course-poursuite.
Dans l’attente des nombreuses expertises, ces deux dernières possibilités restent ténues, dit-on de source proche de l’enquête.
«On retrouve conjuguées, du fait du comportement du chauffeur, les deux principales causes d’accident en France: l’alcoolémie et la vitesse. Bien sûr, toutes les pistes sont explorées, mais à ce stade, cet accident n’a rien de surprenant», ajoute-t-on.
Les experts ont établi que la voiture pilotée par le numéro deux de la sécurité du Ritz roulait à «très vive allure» et que Henri Paul avait un taux d’alcoolémie «délictuel», trois fois supérieur à la norme. Il était en outre sous l’emprise d’antidépresseurs, dont l’alcool aggrave les effets: perte de contrôle, somnolence.
Les deux juges d’instruction, qui ont mobilisé une trentaine d’enquêteurs et des moyens exceptionnels, devront procéder à une reconstitution de l’accident — probablement en deux temps — avant de «fermer toutes les portes» du dossier.
D’autant que l’audition du garde du corps de la princesse de Galles, seul rescapé de l’accident, ne semble pas avoir permis d’éclairer les dernières zones d’ombre.
Trevor Rees-Jones a en effet déclaré ne pas se souvenir des circonstances exactes de la sortie de route.
Il a expliqué, en revanche, que Dodi Fayed avait lui-même décidé de faire appel à Henri Paul pour piloter la Mercedes et qu’il avait mis en place, contre son avis, le dispositif destiné à fuir les photographes avec deux voitures-leurres.

Contre-attaque

Pour Me Jean-Marc Coblence, avocat de trois des neuf photographes et du motard de presse mis en examen, la tournure de l’enquête démontre que ses clients ont joué un rôle de «bouc émissaire» dans une atmosphère «d’hystérie» qui devrait susciter une réflexion.
«L’heure de la contre-attaque a sonné», a-t-il dit, en précisant qu’il ne pourrait cependant pas déposer de demande formelle de non-lieu avant la reconstitution.
En revanche, rien ne l’empêche de saisir la chambre d’accusation pour demander l’allégement du contrôle judiciaire, et notamment l’annulation du retrait de la carte de presse infligé à deux photographes, au grand dam de la profession.
«Je suis plus qu’optimiste. L’incrimination d’homicides involontaires ne repose sur rien. La non-assistance à personne en danger est un faux problème», a-t-il dit.
«Elle tiendrait si on avait réussi à démontrer que des gens ont été présents sur les lieux pendant dix minutes et que personne n’avait appelé les secours. Mais il est établi que ceux-ci ont été prévenus une minute après l’accident», a-t-il ajouté.
Il réfute également les arguments avancés par les avocats de la famille Fayed, qui ont d’ailleurs déposé plainte pour violation de l’intimité de la vie privée en raison du harcèlement des photographes depuis l’été.
«Le couple Charles-Diana a invité le monde entier à son mariage, avant d’inviter la presse du monde entier à son divorce», a-t-il dit. (Reuter)
Un mois après la mort de Diana dans le tunnel du pont de l’Alma, les enquêteurs parisiens privilégient toujours la thèse d’un accident provoqué par une double faute de conduite, sans écarter d’autres facteurs annexes.Ils s’emploient ainsi à déterminer si une deuxième voiture n’a pas été impliquée dans l’accident et si des photographes n’ont pas contribué à provoquer l’embardée de la Mercedes de la princesse de Galles et de Dodi Fayed pendant une course-poursuite.Dans l’attente des nombreuses expertises, ces deux dernières possibilités restent ténues, dit-on de source proche de l’enquête.«On retrouve conjuguées, du fait du comportement du chauffeur, les deux principales causes d’accident en France: l’alcoolémie et la vitesse. Bien sûr, toutes les pistes sont explorées, mais à ce stade, cet...