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Actualités - Chronologie

Les patriarches de Moscou et Constantinople enterrent la hache de guerre

Les patriarches de Moscou et de Constantinople, Alexis II et Bartholomée 1er, les chefs des deux principales Eglises orthodoxes, se sont rencontrés cette semaine à Odessa, dans le sud de l’Ukraine, pour mettre un terme à la lutte d’influence qui les oppose en ex-URSS.
Après la chute de l’URSS, en 1991, certaines Eglises orthodoxes d’anciennes républiques soviétiques, qui étaient les traditionnels bastions des nationalismes antirusses, se sont détachées de la tutelle de Moscou. Beaucoup ont demandé à Constantinople une reconnaissance officielle et un statut d’indépendance au sein du patriarcat de Constantinopole.
«La position de Constantinople est contradictoire», estime Serguyï Golovachenko, professeur de théologie à l’académie Kievo-Mohilanska de Kiev: «Symbole de l’unité de l’orthodoxie, Constantinople a aussi toujours joué un rôle d’arbitre. Mais les Eglises dissidentes de l’ex-URSS pouvaient se tourner vers Constantinople, ce qui a été à l’origine des tensions avec Moscou».
Une rivalité séculaire oppose le patriarcat de Constantinople qui exerce une «primauté d’honneur» sur tout le monde orthodoxe et le patriarcat de Moscou, le plus important du monde par le nombre des fidèles, qui compte 6.500 paroisses en Ukraine.
La rencontre mercredi dernier du patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée 1er et du patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II était la première depuis une vive polémique survenue fin février, lorsque l’Eglise d’Estonie avait annoncé son rattachement à Constantinople.
L’Eglise orthodoxe russe avait alors brutalement suspendu ses relations avec le patriarcat de Constantinople. Alexis II avait en outre envoyé un message vengeur à Bartholomée 1er pour l’accuser de «détruire l’unité orthodoxe». (AFP)
Les patriarches de Moscou et de Constantinople, Alexis II et Bartholomée 1er, les chefs des deux principales Eglises orthodoxes, se sont rencontrés cette semaine à Odessa, dans le sud de l’Ukraine, pour mettre un terme à la lutte d’influence qui les oppose en ex-URSS.Après la chute de l’URSS, en 1991, certaines Eglises orthodoxes d’anciennes républiques soviétiques, qui étaient les traditionnels bastions des nationalismes antirusses, se sont détachées de la tutelle de Moscou. Beaucoup ont demandé à Constantinople une reconnaissance officielle et un statut d’indépendance au sein du patriarcat de Constantinopole.«La position de Constantinople est contradictoire», estime Serguyï Golovachenko, professeur de théologie à l’académie Kievo-Mohilanska de Kiev: «Symbole de l’unité de l’orthodoxie,...