Si le nombre des victimes des bombardements de Kaboul diminue, celui des accidents de la route augmente en raison du voilage des femmes, de la manière de conduire très particulière des miliciens taliban et de la divagation du bétail.
Selon des médecins kaboulis, les accidents de la route dans la capitale ont battu des records durant cette première année de gouvernement taliban à cause aussi du mauvais état des rues et de l’incroyable imprudence de ceux qui les utilisent.
«Les routes sont devenues dangereuses, spécialement pour les femmes qui voient difficilement à travers le burqa», affirme Haji Karim, un médecin de l’un des principaux hôpitaux de la capitale.
Après leur entrée dans Kaboul le 27 septembre 1996, les «étudiants en théologie» ont imposé aux femmes de porter le burqa (ou tchadri), une tunique qui les recouvre de la tête aux pieds avec pour la vue une résille au fin maillage qui ne permet aucune vision latérale.
«Les femmes ne peuvent pas marcher assez vite et doivent compter sur leur ouïe pour entendre les véhicules, mais souvent elles marchent à l’aveuglette», assure un autre médecin.
«La semaine dernière, une femme mendiant a été renversée par un blindé, mais par chance elle n’est pas passée sous les chenilles, a-t-il ajouté. Le chauffeur du char ne s’est aperçu de rien».
La capitale afghane n’a pas de feux tricolores, les rues sont truffées de nids de poules et les agents de la circulation n’ont aucune autorité d’autant qu’ils ne sont équipés que de palettes ressemblant à des raquettes de tennis de table, avec un côté rouge indiquant l’arrêt et un côté vert indiquant le passage.
Et le fait qu’ils n’aient pas été payés depuis six mois n’améliore pas leur ardeur au travail.(AFP)

