C’est la première fois que des compagnies américaines expriment un tel intérêt pour réaliser un projet de l’ambitieux programme de reconstruction d’après-guerre dont le coût total est évalué à 18 milliards de dollars.
Cet intérêt a été exprimé moins de deux mois après la levée des sévères restrictions de voyage au Liban imposées aux Américains depuis 1985.
Les sociétés Bechtel (Houston, Texas), ABB Lumnus Golbal B.V. (Houston), Parsons Corp. (Pasadena, Californie), Brown and Root Engineering and Construction (Houston), GasTech Engineering Corp (Tulsa, Oklahoma) et Duke Engineering and Services (Charlotte, Caroline du Nord) ont affirmé être prêtes à répondre aux appels d’offre pour la construction et la gestion d’un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL), a précisé le ministère dans un communiqué.
Le projet consiste également à construire un réseau de gazoducs sur le territoire libanais afin d’alimenter en gaz naturel les centrales électriques du pays, précise le communiqué.
Gazoduc Egypte-Jordanie
Au Caire, entre-temps, on annonce de source officielle que Le Caire et Amman discutent de la construction d’un gazoduc pour acheminer du gaz naturel égyptien vers la Jordanie via le désert du Sinaï et la mer Rouge.
Ce projet qui doit permettre l’acheminement de 9 millions de mètres cubes par jour (M m3/j) puis, par la suite, de 12 M m3/j, a été évoqué lundi par le ministre égyptien du Pétrole et des richesses minérales Hamdi al-Banbi et son homologue jordanien Mohamad Salah al-Hourani, a précisé un porte-parole du ministère égyptien du Pétrole.
Le gazoduc sera long de 280 km et transportera le gaz naturel à travers le Sinaï jusqu’à un site proche du port jordanien d’Akaba sur la mer Rouge, a indiqué M. Hourani au journal gouvernemental égyptien «Al-Ahram».
Selon le ministre jordanien, des négociations sont en cours avec la firme américaine Amoco pour construire le gazoduc et le relier à un réseau de distribution jordanien destiné à approvisionner des centrales électriques et des usines de fabrication d’engrais.

