Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le Congo-Brazzaville sombre dans l'anarchie


Les affrontements à Brazzaville entre les partisans du président Pascal Lissouba et de son prédécesseur Denis Sassou Nguesso ont plongé le Congo dans une anarchie caractérisée par la disparition de l’Etat.
«L’Etat n’existe plus. Personne ne contrôle personne. Les groupuscules font ce qu’ils veulent», dans la capitale divisée en deux zones hostiles, a relevé mardi une source indépendante.
«De cette anarchie découlent des risques certains de partition du Congo», s’inquiète cette même source, rappelant que les partisans du général Sassou Nguesso «occupent de plus en plus de terrain» en s’emparant des régions nord du pays, en plus des quartiers centre et nord de la capitale sous leur contrôle.
«Ils (les partisans de Sassou Nguesso) y ont installé leur propre administration civile et militaire», a ajouté la source.
De leur côté, les forces de l’Espace républicain pour la défense de la démocratie et de l’unité nationale (ERDUN), coalition constituée des partis proches du nouveau premier ministre et maire de Brazzaville, Bernard Kolélas, et du président Lissouba tiennent les quartiers sud de Brazzaville et le sud du pays.
Cette coalition s’est réunie lundi pour mettre en place ses instances et son programme de travail, a annoncé la radio gouvernementale captée à Kinshasa.
«J’ai l’impression que les belligérants veulent parvenir au règlement de la crise par la force», a dit la source.

4.000 morts

Mardi, des tirs isolés d’armes lourdes ont encore retenti dans la ville, avant que ne s’installe un calme précaire. Depuis le début des affrontements, le 5 juin, les combats et les bombardements ont fait au moins 4.000 morts dans la capitale, selon un bilan de source gouvernementale.
C’est dans ce climat d’anarchie et en l’absence de nouvelles initiatives diplomatiques que le nouveau premier ministre, Bernard Kolélas, s’apprête à présenter jeudi le programme de son gouvernement devant le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) réuni en congrès.
Avant la présentation de ce programme, le ministre de l’Industrie, Christian Andimba Epouma, a affirmé que le gouvernement doit relever le défi de la reconstruction pendant 15 mois, durée, d’après lui, de la transition commencée avec la fin théorique le 31 août du mandat de M. Lissouba.
Début septembre, huit chefs d’Etat africains francophones s’étaient réunis à Libreville autour du président gabonais Omar Bongo, qui dirige le comité de médiation international dans la crise congolaise. Depuis aucune autre initiative diplomatique n’a vu le jour.
Le président Lissouba avait boycotté le sommet, préférant se faire représenter par M. Kolélas, alors que M. Sassou Nguesso y avait pris part.
Un nouvel accord de cessez-le-feu n’avait pas été signé car M. Sassou Nguesso avait estimé qu’il ne pouvait signer le texte en l’absence du président Lissouba. Ce cessez-le-feu devait favoriser le déploiement avant fin septembre d’une force internationale de maintien de la paix sous l’égide de l’ONU.
«Tout dépendra des conditions de sécurité. Pour le moment, rien n’indique que ces conditions sont remplies», a souligné la même source à propos d’un tel déploiement. En août, le conseil avait reporté le déploiement de cette force en raison de la poursuite des combats. (AFP)
Les affrontements à Brazzaville entre les partisans du président Pascal Lissouba et de son prédécesseur Denis Sassou Nguesso ont plongé le Congo dans une anarchie caractérisée par la disparition de l’Etat.«L’Etat n’existe plus. Personne ne contrôle personne. Les groupuscules font ce qu’ils veulent», dans la capitale divisée en deux zones hostiles, a relevé mardi une source indépendante.«De cette anarchie découlent des risques certains de partition du Congo», s’inquiète cette même source, rappelant que les partisans du général Sassou Nguesso «occupent de plus en plus de terrain» en s’emparant des régions nord du pays, en plus des quartiers centre et nord de la capitale sous leur contrôle.«Ils (les partisans de Sassou Nguesso) y ont installé leur propre administration civile et militaire», a ajouté...