L’Ecole Lauder Chabad doit accueillir 280 élèves dans un superbe parc baroque, le Auguarten, dans un ancien quartier juif près du centre de Vienne.
Elle tire son nom de Ronald Lauder, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Autriche et fils de Esthée Lauder (cosmétiques), qui a financé la construction du bâtiment et le plus important mouvement au sein de l’orthodoxie juive, le «Chabad». C’est la troisième institution scolaire juive de Vienne.
La capitale autrichienne héberge depuis plusieurs années une école primaire juive pour une centaine d’enfants orthodoxes, et un lycée fréquenté par quelque 300 enfants de familles juives libérales.
Si le lycée juif de Vienne est fréquenté par les couches aisées de la communauté juive de la ville, forte de 8.000 membres, «l’école Lauder Chabad, largement subventionnée par la communauté, est plutôt destinée à héberger les enfants des couches défavorisées», explique l’administrateur de la nouvelle institution, Alexandre Zirkler.
Selon lui, la nouvelle école doit surtout accueillir «des enfants juifs originaires de l’ancienne URSS, notamment de sa partie asiatique». Leurs parents «étaient le plus souvent des artisans qui se sont en général reconvertis en Autriche en petits commerçants. Ils préfèrent souvent le collège au lycée car ils aimeraient que leurs enfants s’occupent rapidement de leurs petites entreprises», explique Alexandre Friedmann, directeur des Affaires sociales de la communauté.
Vienne a été la première plaque tournante pour l’émigration juive soviétique vers les Etats-Unis et Israël, depuis la fin des années 1960. Sur les dizaines de milliers de juifs qui ont transité par Vienne, quelque milliers ont finalement préféré s’y fixer.(AFP)

