Sampras a apporté le troisième point décisif aux Etats-Unis, vainqueurs des deux premiers simples vendredi, avant de perdre le double le lendemain. La dernière rencontre, sans enjeu, est revenue à Michael Chang, vainqueur de Mark Philippoussis 7-6 (7/5), 7-6 (7-2) pour un score final de 4 à 1 en faveur des Etats-Unis.
Sampras, qui avait exécuté Philippoussis vendredi, n’aura été mis à l’ouvrage que pendant le premier set, remporté un peu par miracle en 55 minutes par Rafter, 8 à 6 dans le jeu décisif. Sampras, maître de son art et servant à la perfection, donnait ensuite la leçon.
En moins d’une heure et demie, Sampras s’assurait le gain des trois manches suivantes, renvoyant Rafter à ses études de tout nouveau No 3 mondial. L’Australien venait de concéder 6 fois son service, sans avoir jamais réussi à mettre en danger l’engagement de Sampras, ni même à obtenir une balle de break.
Rarement l’Américain n’aura effectué une telle démonstration au service. Variant avec bonheur les angles et les effets, Sampras a réussi à mettre Rafter en difficulté aussi bien sur sa première que sur sa seconde balle.
59e finale
L’Australien a d’ailleurs reconnu qu’il n’avait jamais réussi à lire le service du No 1 mondial, un adversaire qu’il avait pourtant rencontré 6 fois auparavant. Sur 18 jeux de service Sampras a remporté 7 jeux blancs, dont 3 consécutifs dans le deuxième set, et concédé seulement 17 points en quatre manches.
L’affaire se présentait d’autant plus mal pour l’Australien que, comme contre Chang, il était trahi par sa volée de coup droit. «Je ne sais pas ce qui ne va pas», a-t-il indiqué. «Mais décidément je ne volleye pas comme à l’US Open».
Avec Sampras, quand le service va, tout va! Une fois son revers réglé après le premier set, il devait se jouer avec régularité des montées au filet d’un Rafter ne sachant plus à quel saint se vouer. «La clef a été la manière dont j’ai retourné», a souligné Sampras. «Dès que j’ai commencé à réussir mes retours et mes passings il fut en difficulté».
Les Américains, qui atteignent leur 59e finale de Coupe Davis, vont maintenant tenter de décrocher le saladier d’argent pour la 32e fois, chez les Suédois contre lesquels Sampras a une revanche à prendre. En demi-finale en 1994, il avait dû abandonner sur blessure contre Stefan Edberg et les Etats-Unis, après avoir mené 2 à 0, s’étaient inclinés 3 à 2. (AFP)

