Le coordinateur, M. Khaled Zahramane, a précisé dès l’ouverture de la conférence, que «celle-ci traite des expériences entreprises actuellement dans le domaine de l’énergie renouvelable, à un moment où ce sujet intéresse le monde entier».
Le Dr Georges Tohmé, président du Comité national des recherches scientifiques, a ensuite prononcé un discours dans lequel il a expliqué la notion d’énergie renouvelable et en a mesuré l’importance et les avantages. «Par énergie renouvelable nous entendons toute énergie qui ne pollue pas l’air et l’eau, et ne détruit pas les ressources vitales», a expliqué M. Tohmé.
«Cette sorte d’énergie, essentiellement solaire, hydraulique ou éolienne, n’utilise ni le pétrole ni aucun de ses dérivés, et ne dégage, par conséquent, pas de gaz qui empoisonne l’air», a-t-il poursuivi.
M. Tohmé a ensuite présenté un historique des études sur l’énergie renouvelable. «Depuis le choc pétrolier de 1973, les chercheurs occidentaux multiplient les recherches permettant de mettre en pratique les théories sur l’énergie solaire», a dit M. Tohmé. «Mais le comportement qui préserve le mieux l’environnement consiste en une économie de l’énergie, quelle qu’elle soit, ce qui justifie la nécessité d’une grande campagne de sensibilisation en ce sens», a-t-il déclaré. A ce propos, il a insisté sur l’importance de l’éducation environnementale dans les familles, les écoles et la société.
«Au Liban, le Comité général a fondé en 1976 un centre pour l’énergie renouvelable qui était chargé d’entreprendre des expériences dans le domaine des énergies solaire et éolienne. En 1978, le centre s’est installé à Souk el-Gharb, et il a été doté d’installations et de laboratoires neufs. Mais tout cela a été détruit pendant l’invasion israélienne».
«En 1994, le Comité national a réaménagé le centre afin de permettre aux chercheurs d’explorer les différentes énergies à l’aide des nouveaux apports de la technologie. Dans leurs recherches, ces scientifiques ne perdent pas de vue la nécessité de convaincre l’Etat qu’il est plus coûteux de résoudre les problèmes de l’environnement que de les prévenir».
M. Tohmé a enfin précisé qu’«en 1996, le centre s’est chargé de répertorier les centrales météorologiques et solaires du Liban, et de leur créer un réseau».
M. Nabil Abou Ghanem, représentant du ministre de l’Environnement, M. Chehayeb, a ensuite prononcé un discours dans lequel il a insisté sur «l’importance des recherches scientifiques dans l’établissement d’une politique environnementale saine».
«J’espère que la voix de la raison et de la science sera entendue, a-t-il poursuivi, et que la coopération entre le Comité national des recherches scientifiques et le ministère de l’Environnement pourra aboutir à une politique de planification et d’action, qui préserve les ressources de la nature».

