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Actualités - Chronologie

Des extrémistes sunnites revendiquent l'assassinat de militaires iraniens au Pakistan

Un groupe extrémiste musulman sunnite pakistanais, le Lashkar-i-Jhangvi, a revendiqué hier l’assassinat la veille de cinq militaires iraniens et de leur chauffeur pakistanais à Rawalpindi, a-t-on appris à Islamabad.

Les militaires iraniens qui suivaient un entraînement au Pakistan ont été abattus à Rawalpindi, ville située à proximité d’Islamabad dans la province du Pendjab, par des inconnus qui ont monté une véritable embuscade en plein jour sur une route très fréquentée.
«C’est une réponse à ce que l’Iran a fait au Pakistan», a affirmé le co-fondateur du Lashkar, Riaz Basra — qui vit dans la clandestinité — au cours d’appels téléphoniques à plusieurs quotidiens pakistanais.
Il a ajouté que «l’Iran avait été actif dans l’assassinat de dirigeants sunnites au Pakistan», a-t-il ajouté.
Les sunnites fanatiques ont toujours affirmé que l’Iran soutenait les groupes extrémistes de la communauté chiite pakistanaise qui représente environ 20% des quelque 140 millions de Pakistanais.
La fusillade de mercredi a eu lieu trois jours après l’arrestation du terroriste le plus recherché du Pakistan, Malik Ishaq, un des responsables du Lashkar-i-Jhangvi.
«Nous n’aurons aucun dialogue avec le gouvernement après l’arrestation de Malik Ishaq», a poursuivi Riaz Basra qui a réclamé la libération de Malik Ishaq dans les trois jours, faute de quoi son mouvement lancera une campagne de terreur.
La fusillade de mercredi a été perpétrée après plusieurs attaques contre des intérêts iraniens, notamment dans la province du Pendjab, où est située Rawalpindi, et qui ont été, la plupart du temps, l’œuvre du Lashkar-i-Jhangvi.
En février dernier, notamment, l’attaque d’un centre culturel iranien à Multan, dans le Pendjab central, qui a fait sept morts dont un diplomate iranien, a été attribuée au Lashkar.
Ce groupe de fanatiques ultra-violents est, selon certaines sources, une dissidence d’un mouvement politique sunnite extrémiste, le Sepah-i-Sahaba Pakistan (SSP). Selon des sources policières, le Lashkar n’a pas rompu avec le SSP, dont il serait en fait le bras armé.
Ces mouvements sont engagés dans une guerre sanglante et sans merci avec les extrémistes chiites, notamment le Sepah-i-Mohamed Pakistan (SMP) qui a fait plus de 200 morts dans le Pendjab depuis le début de l’année.
Le SMP est issu, selon des sources policières, d’un parti politique chiite, Le Terick-i-Jafria bien implanté dans les zones chiites des villes.
Les sunnites extrémistes réclament en particulier que les chiites soient déclarés «non musulmans» par les autorités pakistanaises.
La spirale de la violence religieuse, marquée par des attaques et des représailles aveugles de plus en plus fréquentes, a été le principal défi posé au nouveau gouvernement de M. Nawaz Sharif, arrivé au pouvoir en février dernier. (AFP)
Un groupe extrémiste musulman sunnite pakistanais, le Lashkar-i-Jhangvi, a revendiqué hier l’assassinat la veille de cinq militaires iraniens et de leur chauffeur pakistanais à Rawalpindi, a-t-on appris à Islamabad.Les militaires iraniens qui suivaient un entraînement au Pakistan ont été abattus à Rawalpindi, ville située à proximité d’Islamabad dans la province du Pendjab, par des inconnus qui ont monté une véritable embuscade en plein jour sur une route très fréquentée.«C’est une réponse à ce que l’Iran a fait au Pakistan», a affirmé le co-fondateur du Lashkar, Riaz Basra — qui vit dans la clandestinité — au cours d’appels téléphoniques à plusieurs quotidiens pakistanais.Il a ajouté que «l’Iran avait été actif dans l’assassinat de dirigeants sunnites au Pakistan», a-t-il ajouté.Les...