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Actualités - Chronologie

The Royals descendu en flèche par les médias britanniques

Echaudée par les critiques de ses paparazzi au moment de la mort de Diana, la presse britannique tourne en dérision un livre présenté comme «une somme de ragots» sur la famille royale qui vient de sortir aux Etats-Unis.
Cet ouvrage de 502 pages, intitulé «The Royals», est l’œuvre de Kitty Kelley, un auteur à scandales connu pour ses «biographies non autorisées» de personnalités comme Frank Sinatra, Nancy Reagan et Jacqueline Kennedy.
Le livre, qui lance une série d’allégations sensationnelles sur la vie privée des Windsor, ne sera pas publié au Royaume-Uni en raison de la sévérité de ses lois contre la diffamation.
Les journaux britanniques, et notamment la «presse de caniveau» mise en cause lors de la mort de la princesse Diana, traitent avec des pincettes ces fameuses «révélations».
Ce qui ne les empêche pas d’afficher le plus grand mépris pour les méthodes d’investigation employées par Kitty Kelley et d’affirmer que ses soi-disant sources étaient plus que taries.
Barbara Cartland, la reine des romans à l’eau de rose, s’est fondue d’un communiqué pour nier avoir été l’une des «gorges profondes» de Kitty. «Ma secrétaire m’avait prévenue que cette Kitty était fort peu recommandable», a-t-elle confié au quotidien «The indépendent».
Même chose pour le porte-parole de la famille Al-Fayed, Michael Cole, un ancien chroniqueur royal de la BBC, qui est cité pourtant dans le livre pestiféré.

Buckingham muet

Quant à Ian Hislop, directeur de «Private Eye», il a reconnu avoir invité une fois à sa table l’auteur américain à scandale.
«Mais je ne lui ai dit que dalle. Ce n’est pas mon genre de donner à d’autres des informations et je ne suis pas, d’ailleurs, un intime des «royals» et des grands de ce monde», a dit le patron de cet hebdomadaire satirique très bien informé sur les arcanes de la vie politique.
Pour le «Daily Express», un tabloïd au lectorat plutôt âgé et conservateur, l’affaire est entendue. «Y-a-t-il une once de vérité dans le livre de cette vache de Kitty?», s’interroge-t-il avant de répondre: «C’est un simple ramassis d’allégations non étayées, dirigées contre plusieurs membres éminents de la famille royale».
Le prestigieux «Times» n’y va pas, lui aussi, par quatre chemins. Verdict du quotidien de l’«establishment» britannique BCBG: «Un cocktail royal de fantasmes et de racontars».
Depuis l’affaire Diana, les tabloïds britanniques ont juré-promis d’alléger leur traque des personnalités et, notamment, de ne plus harceler durant leur scolarité les jeunes princes William et Harry, fils de Charles et de Diana.
La sortie du livre «The Royals», disponible sur Internet, a été avancée d’une semaine pour capitaliser l’émotion provoquée dans le monde par la mort accidentelle de la princesse de Galles.
Le palais de Buckingham, fidèle à la sacro-sainte tradition «Never complain, never explain», «Ne jamais se plaindre pour n’avoir pas à se justifier») est, quant à lui, muet. (Reuter)
Echaudée par les critiques de ses paparazzi au moment de la mort de Diana, la presse britannique tourne en dérision un livre présenté comme «une somme de ragots» sur la famille royale qui vient de sortir aux Etats-Unis.Cet ouvrage de 502 pages, intitulé «The Royals», est l’œuvre de Kitty Kelley, un auteur à scandales connu pour ses «biographies non autorisées» de personnalités comme Frank Sinatra, Nancy Reagan et Jacqueline Kennedy.Le livre, qui lance une série d’allégations sensationnelles sur la vie privée des Windsor, ne sera pas publié au Royaume-Uni en raison de la sévérité de ses lois contre la diffamation.Les journaux britanniques, et notamment la «presse de caniveau» mise en cause lors de la mort de la princesse Diana, traitent avec des pincettes ces fameuses «révélations».Ce qui ne les empêche...