La police de La Haye dispose depuis peu d’agents spécialisés dans l’«aide de première urgence» aux phoques en détresse échoués sur les plages, a indiqué le bureau de police de cette ville côtière des Pays-Bas.
Ces agents ont suivi une formation dans un refuge pour phoques où des spécialistes leur ont enseigné l’art de nourrir ces mammifères marins, lorsque, épuisés et malades, ces derniers s’échouent sur la côte.
Ainsi formés, ces policiers sont mieux à même de manipuler ces bestiaux mordeurs et de décider si les phoques en détresse doivent être transportés par avion ou en ambulance vers le refuge.
«Ces policiers viennent renforcer un réseau de surveillance composé de volontaires mis en place sur les plages néerlandaises, belges, mais aussi dans le nord de la France», explique Geesje Spreen, une responsable de la «Crèche des phoques» de Pieterburen. Celle-ci est située sur la côte nord des Pays-Bas, au bord de la mer de Wadden.
«Le réseau de surveillance est bien développé sur la côte picarde (nord de la France) et cette semaine, des volontaires français venus de Cherbourg (Normandie, nord-ouest de la France), ont suivi une formation chez nous», ajoute-t-elle.
«Les animaux les plus affaiblis doivent être nourris avec un mélange de laits de mammifères marins porduit spécialement aux Etats-Unis», explique la spécialiste. Les phoques reçoivent ensuite de délicieux harengs frais, «de meilleure qualité que ceux qu’on peut trouver sur le marché aux Pays-Bas», assure Mme Spreen.
Depuis que le refuge de Pieterburen existe, il a accueilli quelque 1.000 phoques en détresse. «Au début, il s’agissait de quelques jeunes animaux perdus, mais aujourd’hui, il s’agit principalement de phoques malades de la pollution», souligne la spécialiste. (AFP)

