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Actualités - Chronologie

Piercing, tatouage, Bikini, machines à sous Miss america s'encanaille

Piercing, tatouage et bikini: pour la 77e édition samedi à Atlantic City du concours de Miss America, les candidates donneront une image résolument plus contemporaine de la féminité américaine.
Pour la première fois, les 51 postulantes — outre les «Miss» des 50 Etats, une représentante du District de Columbia, la capitale fédérale, a également été admise à participer à la compétition — pourront, si elles le veulent, dévoiler leur nombril.
Outre le port du bikini, qui constitue une rupture de la tradition après soixante-seize ans d’orthodoxie, les concurrentes, âgées de 18 à 24 ans, seront également autorisées pour la première fois à jouer avec les machines à sous des nombreux casinos d’Atlantic City et devront répondre en direct aux questions sur leur personnalité et leurs ambitions posées par un groupe de journalistes de télévision.
La cigarette et l’alcool, toutefois, considérés comme des vices, restent interdits.
«Nous voulons simplement encourager les candidates à être elles-mêmes», assure un porte-parole de l’organisation qui insiste sur le fait que le concours reste avant tout une compétition de bon ton pour une bourse scolaire dotée de 40.000 dollars.
«Le concours doit refléter l’époque dans laquelle nous vivons», ajoute-t-il, indiquant que cette année une candidate (Miss Vermont) a le nombril percé d’un anneau d’argent. Une autre (Miss Pennsylvanie) arbore un tatouage, à un endroit qu’elle refuse pour l’instant de préciser.
Leon Horn, qui préside depuis dix ans à la bonne marche du concours, note le chemin parcouru ces dernières années par une compétition qui reste un spectacle télévisé très regardé aux Etats-Unis et connaît un succès fou en Amérique Latine.

Style figé

«Jusqu’aux années 80, dit-il, il est clair que des jeunes femmes modernes, intelligentes et pleines de talent prenaient la pose dans le style figé des reines de beauté des années 50, d’une manière peu compatible avec les temps modernes».
Les changements intervenus ces dernières années visent tous, assure-t-il, à permettre aux jeunes femmes «d’exprimer leur style personnel, leur intelligence et leur charisme à travers tous les aspects de la compétition, y compris dans le choix de leur maillot de bain» et non à courir après l’audimat.
Certes, les mensurations, les talons hauts pendant le défilé en maillot de bain, les maquillages outranciers, les mises en plis figées sont passés à la trappe, et les candidates, toutes étudiantes, veulent faire carrière et démontrent avec conviction leur engagement à servir une cause: l’abstinence sexuelle, la lutte contre l’analphabétisme ou la défense de l’enfance en danger.
Mais lorsque le public a été consulté il y a deux ans sur le maintien ou non de la présentation en maillot de bain, il a voté massivement (79 pour cent) en faveur de celle-ci.
Plusieurs organisations féministes ont déjà dénoncé l’hypocrisie des organisateurs du concours, estimant que le port du bikini sert avant tout à attirer davantage de télespectateurs et donc de publicité pendant la retransmission de l’émission.
«Il n’est pas bon d’encourager l’exploitation sexuelle des femmes de cette manière», indique Carmen Pate, vice-présidente de «Concerned Women for America», une organisation basée à Washington qui défend les valeurs familiales.
«Si on veut présenter les candidates comme des modèles pour la jeunesse, talentueuses et préoccupées de leur éducation, il n’est pas nécessaire qu’elles se dévêtissent davantage», dit-elle. (AFP)
Piercing, tatouage et bikini: pour la 77e édition samedi à Atlantic City du concours de Miss America, les candidates donneront une image résolument plus contemporaine de la féminité américaine.Pour la première fois, les 51 postulantes — outre les «Miss» des 50 Etats, une représentante du District de Columbia, la capitale fédérale, a également été admise à participer à la compétition — pourront, si elles le veulent, dévoiler leur nombril.Outre le port du bikini, qui constitue une rupture de la tradition après soixante-seize ans d’orthodoxie, les concurrentes, âgées de 18 à 24 ans, seront également autorisées pour la première fois à jouer avec les machines à sous des nombreux casinos d’Atlantic City et devront répondre en direct aux questions sur leur personnalité et leurs ambitions posées par un...