La sonde américaine Mars Global Surveyor (MGS) a réussi sa mise en orbite autour de la «planète rouge», à peine deux mois après l’atterrissage en juillet de Mars Pathfinder et de son petit robot mobile Sojourner dans la plaine Ares Vallis.
«Nous pouvons dire bonjour à Mars, nous sommes là pour y rester, et pour y rester très longtemps», s’est exclamé au cours d’une conférence de presse au Jet Propulsion Laboratory de Pasadena (Californie) le responsable de la mission, Glenn Cunningham.
Il a souligné que «le vaisseau va bien» et qu’il est «exactement sur l’orbite désirée». «Tout se déroule parfaitement», a-t-il dit.
La mise en orbite a été réalisée grâce à l’allumage du moteur principal de la sonde pendant 22 minutes pour réduire la vitesse de MGS de 5,09 km/s à 4,4 km/s afin qu’elle soit happée par le champ de gravité de la planète après avoir pénétré dans son atmosphère.
La sonde fait désormais une révolution toutes les 45 heures autour de la planète, avec un périgée de 250 km et un apogée de 54.000 km.
Freinage
aérodynamique
Au cours des quatre prochains mois, elle circularisera son orbite à 378 km d’altitude à l’aide de son moteur et grâce à la technique du «freinage aérodynamique». Celle-ci consiste à faire passer la sonde à chaque périgée dans l’atmosphère martienne pour lui faire perdre de la vitesse et réduire progressivement l’altitude de l’apogée.
MGS est chargée de cartographier la planète, d’en réaliser un relevé topographique, d’étudier son champ magnétique, d’analyser son atmosphère et de déterminer la composition et la répartition des minéraux, des roches et de la glace à sa surface.
Elle est arrivée dans la banlieue de Mars après un voyage de 10 mois qui lui aura permis de parcourir 700 millions de kilomètres.
La sonde, qui a déjà transmis huit photographies de la planète prises à des millions de kilomètres de distance, avait effectué un parcours parfait, obéissant aux trois corrections de trajectoire commandées depuis JPL.
Une fois sur son orbite définitive, MGS effectuera un tour de la planète toutes les deux heures pendant une année martienne (687 jours terrestres), en se décalant légèrement à chaque fois pour photographier toute la surface. Sa caméra lui permettra de prendre des clichés d’objets de la taille d’une petite automobile.
Elle complètera ainsi les observations réalisées au sol depuis le 4 juillet par la sonde Mars Pathfinder et le petit robot mobile Sojourner, qui poursuivent leurs études sur l’atmosphère de la planète et la composition de ses roches. (AFP)

