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Actualités - Chronologie

Une statue de l'ange des pauvres à Calcutta

La foule se pressait jeudi à Calcutta pour révérer une statue de mère Teresa, l’«ange» des pauvres, près d’une maison pour tuberculeux et grabataires fondée par la religieuse, tout a côté du plus célèbre temple hindou de la ville.
«Nous n’avions jamais vu un saint, et pour nous, mère Teresa était un ange en chair et en os», expliquait Vireshwar Chatterjee, qui fait partie de la centaine de pensionnaires du «Nirmal Hriday» («Le Cœur pur»).
«Le Cœur pur», qui abrite tuberculeux, paralytiques et éclopés, fut la première maison-dispensaire fondée par mère Teresa en 1952. Sa congrégation catholique des Missionnaires de la charité en gère aujourd’hui plusieurs centaines dans le monde.
A l’époque, les Hindous ne virent pas cette installation d’un bon œil. Les voisins firent venir la police pour faire fermer le centre. Ils ne changèrent d’avis que lorsqu’un officier de police leur affirma que cela ne serait fait que si les femmes du quartier s’occupaient des mourants.
Jeudi, des habitants du quartier faisaient partie de la foule qui se pressait autour d’une statue de glaise de mère Teresa, sculptée par des pauvres de la ville et installée juste au dehors du temple hindou Kalighat.
Ils ont disposé à l’entrée du«Cœur pur» de grandes photos du prix Nobel de la paix, sur lesquelles étaient écrit en bengali: «Mère, tu est immortelle», «Mère, accepte notre humble hommage».
«Mère n’a jamais tenté de nous impressionner par des miracles. Mais nous avons été impressionnés par la façon dont elle s’occupait de nous», expliquait Chatterjee, un vieil homme tuberculeux abandonné par sa famille, en estimant que le centre survivrait à sa mort.
Certains de ses co-pensionnaires n’en étaient pas aussi sûrs.
«Je prie Dieu de me laisser mourir», se lamentait Aurobindo Himram, un autre tuberculeux de 85 ans. «Cela ne vaut plus la peine de vivre». Il ne se rappelle plus depuis combien de temps il est là. «C’était il y a des années, je ne veux pas me souvenir de ma vie d’avant».(AFP)
La foule se pressait jeudi à Calcutta pour révérer une statue de mère Teresa, l’«ange» des pauvres, près d’une maison pour tuberculeux et grabataires fondée par la religieuse, tout a côté du plus célèbre temple hindou de la ville.«Nous n’avions jamais vu un saint, et pour nous, mère Teresa était un ange en chair et en os», expliquait Vireshwar Chatterjee, qui fait partie de la centaine de pensionnaires du «Nirmal Hriday» («Le Cœur pur»).«Le Cœur pur», qui abrite tuberculeux, paralytiques et éclopés, fut la première maison-dispensaire fondée par mère Teresa en 1952. Sa congrégation catholique des Missionnaires de la charité en gère aujourd’hui plusieurs centaines dans le monde.A l’époque, les Hindous ne virent pas cette installation d’un bon œil. Les voisins firent venir la police pour faire...