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Actualités - Biographie

Keizo Obuchi, un poids lourd de la politique


Keizo Obuchi, le nouveau ministre des Affaires étrangères, est un poids lourd de la politique.
Homme d’appareil, il a gravi l’échelle du pouvoir avec patience et opiniâtreté. M. Obuchi est considéré comme un possible futur premier ministre, d’autant qu’il exerce un rôle clé à l’intérieur du PLD puisque sa faction «pèse» à elle seule 90 élus.
Le nouveau chef de la diplomatie est volontiers nationaliste. La veille de sa nomination, il a discrètement démissionné de ses fonctions de chef d’un groupe de 230 élus militant pour les pèlerinages au sanctuaire de Yasukuni.
Construit pour honorer les âmes des Japonais morts à la guerre depuis 1853, le sanctuaire de Yasukuni a joué un rôle important pour disséminer la propagande nationaliste pendant la Seconde Guerre mondiale. Un millier de criminels de guerre condamnés par les Alliés y sont honorés.
Né en juin 1937, le nouveau chef de la diplomatie japonaise est diplômé de sciences politiques et de littérature anglaise à l’université de Waseda à Tokyo. Il a gagné son premier mandat de député en 1963 à la Chambre basse (Chambre des représentants), héritant de la circonscription de son père, à l’image de nombreux autres hommes politiques nippons.
Il a depuis assumé douze mandats électoraux, devenant au fil des ans un proche de l’ancien premier ministre Noboru Takeshita. Il a une expérience du gouvernement solide, ayant exercé les fonctions de secrétaire général et porte-parole du cabinet (avec rang ministériel) de 1987 à 1989.
Il devint secrétaire général du PLD en 1991, puis vice-président en 1994 et 1995. Il aurait, selon les médias japonais, comme ambition de prendre les rênes du gouvernement après le premier ministre actuel Ryutaro Hashimoto.
M. Obuchi est partisan de meilleures relations avec la Russie. Il est l’un des architectes d’une «Commission Japon-Russie pour le XXIe siècle» encore en gestation qui sera officiellement inaugurée en novembre à l’occasion d’une rencontre entre M. Hashimoto et le président russe Boris Eltsine.
Il est père de trois enfants et maître d’Aikido, un art martial japonais. (AFP)
Keizo Obuchi, le nouveau ministre des Affaires étrangères, est un poids lourd de la politique.Homme d’appareil, il a gravi l’échelle du pouvoir avec patience et opiniâtreté. M. Obuchi est considéré comme un possible futur premier ministre, d’autant qu’il exerce un rôle clé à l’intérieur du PLD puisque sa faction «pèse» à elle seule 90 élus.Le nouveau chef de la diplomatie est volontiers nationaliste. La veille de sa nomination, il a discrètement démissionné de ses fonctions de chef d’un groupe de 230 élus militant pour les pèlerinages au sanctuaire de Yasukuni.Construit pour honorer les âmes des Japonais morts à la guerre depuis 1853, le sanctuaire de Yasukuni a joué un rôle important pour disséminer la propagande nationaliste pendant la Seconde Guerre mondiale. Un millier de criminels de guerre...