Dans une déclaration à la presse, le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a annoncé avoir accepté la médiation du CICR, dont il avait reçu lundi le chef de la délégation au Liban, M. Jean-Jacques Fresard.
Dans un communiqué, le Hezbollah a par ailleurs annoncé que M. Fresard avait rencontré hier le responsable du «comité de coordination» du Hezbollah, Hajj Hussein Abou Rida, qui a «examiné avec lui un éventuel échange» des restes de soldats israéliens contre des Libanais détenus par Israël.
Sayyed Nasrallah avait affirmé dimanche avoir été contacté par plusieurs médiateurs. M. Fresard avait pour sa part déclaré mardi, après avoir remis au premier ministre, M. Rafic Hariri, un message du gouvernement israélien, qu’un recours à plusieurs médiations ne ferait que «compliquer une procédure déjà complexe».
Des parties de corps déchiquetés de militaires avaient été abandonnées par l’armée israélienne après une opération ratée d’un commando de seize hommes, débarqué vendredi à Ansariyé.
Douze membres du commando ont été tués et les quatre autres blessés lors d’affrontements avec l’armée libanaise et les combattants du Hezbollah et du mouvement Amal.
Le Hezbollah a récupéré la plus grande partie des restes des militaires et affirmé que la coopération avec les autres parties ne présenterait pas de problème.
Depuis 1995, la formation islamiste a procédé à deux reprises à des échanges avec Israël par l’intermédiaire du CICR.
Selon les services pénitentiaires israéliens, 52 Libanais sont détenus en Israël, la plupart sans procès. Dix-neuf d’entre eux ont purgé la peine qui leur avait été infligée, mais sont maintenus en détention administrative.
En outre, près de 150 Libanais sont détenus sans procès dans la prison de Khiam, dans la zone occupée.

