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Actualités - Chronologie

S'adresser au coeur des israéliens et des palestiniens

Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright a donné mercredi une dimension émotionnelle à sa visite en Israël et dans les territoires palestiniens en s’adressant directement aux populations victimes du conflit, sans se borner à des rencontres officielles.
\Fait sans précédent lors de ce type de visite, Mme Albright s’est rendue au chevet d’Israéliens victimes d’attentats, alités dans un hôpital de Jérusalem.
Mme Albright a prévu de parler de la nécessité de la paix au Proche-Orient devant des lycéens, israéliens jeudi et palestiniens vendredi.
Elle envisage également de s’exprimer en direct sur les ondes de la radio officielle palestinienne, a indiqué le directeur de «La Voix de la Palestine», M. Bassem Abou Soumaya.
Face au blocage du processus de paix et à la disparition totale de la confiance entre Israéliens et Palestiniens, Mme Albright cherche manifestement à créer un nouveau climat en haranguant les populations par-dessus la tête des dirigeants.
«Lorsqu’on voit soi-même les victimes, on comprend mieux leur douleur et on peut lire dans leurs yeux le courage et l’espoir d’une vie nouvelle», a-t-elle déclaré au chevet de Mihal Halévy, très grièvement blessée lors d’un attentat-suicide contre un autobus israélien à Jérusalem en février 1996.
Mme Albright, qui a visité l’hôpital Hadassah du Mont Scopus, était accompagnée par le président israélien Ezer Weizman et par le ministre de la Santé Yéhoshua Matza.
Vêtue d’un tailleur rose, à la fois grave et avenante, cette femme énergique est passée de chambre en chambre pour réconforter des blessés, les interroger sur leurs souffrances et sur les circonstances dans lesquelles ils ont été victimes du terrorisme.

Etape obligée

«Si je suis ici, c’est précisément pour mettre un terme à ces choses», a-t-elle dit à la jeune Ruti Sultan, soignée pour brûlures après un attentat le 4 septembre dernier dans une rue piétonnière à Jérusalem.
«J’aurais voulu lui dire que ses efforts sont vains et que les attentats se poursuivront, mais elle n’a pas voulu parler politique avec moi», a ensuite déclaré la jeune femme aux journalistes.
«Elle était très gentille et, en sortant, elle m’a adressé des baisers de la main», a-t-elle ajouté.
«C’est bien qu’elle soit là. Mais il faut que les Américains fassent la paix ici, une paix qui nous donnerait le sécurité», soupire Nissim Bardane, un marchand de primeurs grièvement blessé au marché de Jérusalem le 30 juillet.
Mme Albright devait se rendre ensuite au Mémorial de Yad Vashem, érigé en souvenir des six millions de victimes juives du génocide nazi durant la Seconde Guerre mondiale.
Cette visite est une étape obligée pour les visiteurs étrangers en Israël, mais elle prend un reflet particulier du fait des origines juives du secrétaire d’Etat, qui a perdu une partie de sa famille en Tchécoslovaquie sous occupation nazie.
Mme Albright a satisfait les Israéliens en s’affirmant d’emblée en faveur d’une lutte implacable contre le terrorisme: «Le terrorisme peut provoquer des souffrances, mais il ne peut pas détruire l’espoir (de la paix). Il ne peut pas dicter notre avenir», a-t-elle dit.
On ne sait pas encore ce qu’elle entend dire aux Palestiniens mais en Israël même sa venue a déjà relancé le débat entre la droite nationaliste au pouvoir et l’opposition, sur le processus de paix.
La presse est remplie d’encarts publicitaires, ceux de la droite pour dénoncer d’éventuelles pressions sur Israël et ceux du camp anti-annexionniste pour dénoncer la «destruction du processus de paix» par le gouvernement de Benjamin Netanyahu. (AFP)
Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright a donné mercredi une dimension émotionnelle à sa visite en Israël et dans les territoires palestiniens en s’adressant directement aux populations victimes du conflit, sans se borner à des rencontres officielles.\Fait sans précédent lors de ce type de visite, Mme Albright s’est rendue au chevet d’Israéliens victimes d’attentats, alités dans un hôpital de Jérusalem.Mme Albright a prévu de parler de la nécessité de la paix au Proche-Orient devant des lycéens, israéliens jeudi et palestiniens vendredi.Elle envisage également de s’exprimer en direct sur les ondes de la radio officielle palestinienne, a indiqué le directeur de «La Voix de la Palestine», M. Bassem Abou Soumaya.Face au blocage du processus de paix et à la disparition totale de la confiance entre...