Cette mesure porte notamment sur les arrestations des suspects, les portraits robots dont les policiers pourraient disposer ainsi que sur tous les détails de l’enquête, a précisé le porte-parole de la police à Jérusalem Shmuel Ben-Ruby.
Selon lui, «l’interdiction vise à ne pas gêner les policiers dans leur enquête qui a enregistré des progrès ces derniers jours». Le porte-parole s’est refusé à donner la moindre indication sur ces «progrès».
M. Ben-Ruby a également précisé que le black-out ne concernait que l’attentat de jeudi dernier, qui a fait 8 morts, dont les 3 kamikazes et non celui du 30 juillet sur un marché de Jérusalem, qui a fait 17 morts, dont les deux kamikazes, qui n’ont pas encore été identifiés.
De sources judiciaires on avait indiqué auparavant que l’interdiction de diffuser des informations portant sur les deux attentats.
Avant la décision du tribunal, la police avait fait état de progrès dans l’enquête et établi un lien entre ces attentats et la découverte en août par la police palestinienne d’un atelier de fabrication de bombes du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) à Beit Sahour, près de Bethléem en Cisjordanie.
Les enquêteurs estiment que les auteurs des attentats-suicide ont bénéficié de complicités dans la partie arabe de Jérusalem, avait-on ajouté de sources policières.
La police avait indiqué dimanche qu’elle pensait que les auteurs de l’attaque de jeudi étaient venus de l’étranger et avaient préparé leur attentat en territoire contrôlé par Israël.
En dépit de plusieurs réunions sécuritaires entre les services secrets israéliens et palestiniens en présence d’experts de la CIA (services de renseignement américains), les auteurs de l’attentat du 30 juillet n’ont toujours pas été identifiés. (AFP)

