Ces sanctions, les premières appliquées contre Tokyo par Washington depuis celles prises en 1987 dans le cadre de la querelle sur l’accès au marché nippon des semi-conducteurs, prévoient le prélèvement d’une amende de 100.000 dollars pour chaque entrée dans un port américain d’un navire cargo battant pavillon japonais, a précisé la Commission.
Ces mesures punitives affectent trois armateurs, Kawasaki Kisen Kaisha, Mitsui O.S.K. Lines et Nippon Yusen Kaisha.
Aucun bateau de ces compagnies ne prévoit d’entrer dans un port américain avant vendredi.
Un responsable de la Commission a toutefois indiqué que les discussions se poursuivaient à Tokyo et qu’elle reviendrait sans délai sur sa décision en cas d’accord. Celui-ci a également exprimé l’espoir que ce différend pourra être réglé rapidement.
Les sanctions, dont le principe avait été initialement annoncé le 26 février dernier, devaient initialement entrer en vigueur le 14 avril. Mais après que le Japon se fut engagé dans un «protocole de consultations» à réformer son système, les Etats-Unis avaient reporté le déclenchement des sanctions au 4 septembre à minuit, heure de Tokyo où se déroulent les discussions.
Dans un document publié à Tokyo, l’administration américaine souligne avoir eu 37 rencontres avec les responsables du ministère japonais des transports sur ce dossier depuis le 21 juillet.
La principale pomme de discorde porte sur la pratique dite de consultation préalable pour les navires étrangers mouillant dans les ports de l’Archipel selon laquelle ils ont l’obligation de négocier et d’obtenir le feu vert des autorités portuaires pour toute modification dans leurs opérations.
Washington a demandé la suppression de cette pratique qui fait perdre du temps aux armateurs étrangers et accroît leurs coûts.

