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Actualités - Chronologie

Tokyo à la recherche d'un équilibre entre les Etats-Unis et la Chine

Le Japon espère que la visite en Chine entamée hier par le premier ministre Ryutaro Hashimoto permettra une détente avec Pékin, mais l’avenir reste incertain car l’équilibre reste difficile à trouver entre son voisin asiatique et son allié américain, relèvent les analystes.
«La Japon veut clairement tourner la page et tirer un trait sur le passé pour retrouver des relations plus confiantes avec la Chine», souligne un diplomate occidental.
«Tokyo ne veut pas traîner le boulet de l’histoire au XXIe siècle. Il y a une volonté japonaise d’apaisement et M. Hashimoto entend y laisser sa marque. Mais rien ne dit qu’il y parviendra», ajoute ce diplomate.
La principale difficulté dans ces relations triangulaires complexes Tokyo/Washington/Pékin provient de la rapide montée en puissance de la Chine sur la scène mondiale qui s’accompagne d’un effort de réarmement et provoque bien des doutes à Tokyo sur la nature des ambitions chinoises.
Bien que Tokyo et Washington ne l’aient jamais dit publiquement, ces interrogations sont l’une des principales raisons derrière le renforcement de la coopération militaire nippo-américaine dont les nouvelles règles doivent être adoptées prochainement.
Un sondage réalisé le week-end dernier par l’agence Kyodo illustre l’étendue des inquiétudes que provoque la Chine. 81% des Japonais interrogés jugent que la Chine deviendra pour le Japon «un rival puissant» ou «une sorte de rival». 46% considèrent la Chine comme une menace militaire.
La redéfinition de l’alliance Japon-USA et une déclaration le mois dernier du porte-parole du gouvernement japonais Seiroku Kajiyama annonçant l’inclusion du détroit de Taïwan dans la zone où s’exercera la coopération avec les Etats-Unis en cas de crise ont provoqué l’irritation à Pékin.
Mais le Japon et la Chine ne peuvent pas se permettre de se brouiller.
Sa visite de quatre jours pendant laquelle Tokyo et Pékin commémoreront le 25e anniversaire de leurs relations diplomatiques conduira M. Hashimoto à Pékin, où il rencontrera son homologue Li Peng et le président Jiang Zemin, ainsi que dans les villes de Shenyang et Dalian (Nord-Est).

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Il est le premier chef de gouvernement japonais à se rendre dans le nord-est de la Chine qui fut placé sous occupation japonaise par l’intermédiaire du gouvernement fantoche du Manchukuo à partir des années 30 jusqu’en 1945, date de la reddition japonaise.
Il ira samedi sur le site de l’incident de Moukden du 18 septembre 1931, là où des éléments extrémistes de l’armée japonaise firent sauter une ligne de chemin de fer près de Shenyang pour ensuite accuser les Chinois. Ce prétexte servit aux Japonais pour déclarer une offensive générale contre la Chine et envahir la Manchourie.
Le choix de ces sites est en soi une marque du désir de Tokyo de tourner la page sur les chapitres sombres de son histoire tout en reconnaissant les souffrances infligées à la population chinoise.
M. Hashimoto a annoncé qu’il espérait pouvoir expliquer à ses interlocuteurs chinois «les questions liées à la sécurité, y compris l’alliance de défense Japon/Etats-Unis».
Il a dit vouloir «faire disparaître l’inquiétude de la Chine» à propos de cette alliance et promis de maintenir la position adoptée par le Japon en 1972 lors de l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine.
Le Japon avait alors reconnu en Pékin «le seul gouvernement légal de la Chine» et exprimé «un respect total de la position de Pékin» qui considère Taïwan comme une province rebelle partie intégrante du territoire chinois.
Un séjour réussi ouvrirait la voie à une visite au Japon de Li Peng en novembre et une du président Jiang Zemin l’an prochain. (AFP)
Le Japon espère que la visite en Chine entamée hier par le premier ministre Ryutaro Hashimoto permettra une détente avec Pékin, mais l’avenir reste incertain car l’équilibre reste difficile à trouver entre son voisin asiatique et son allié américain, relèvent les analystes.«La Japon veut clairement tourner la page et tirer un trait sur le passé pour retrouver des relations plus confiantes avec la Chine», souligne un diplomate occidental.«Tokyo ne veut pas traîner le boulet de l’histoire au XXIe siècle. Il y a une volonté japonaise d’apaisement et M. Hashimoto entend y laisser sa marque. Mais rien ne dit qu’il y parviendra», ajoute ce diplomate.La principale difficulté dans ces relations triangulaires complexes Tokyo/Washington/Pékin provient de la rapide montée en puissance de la Chine sur la scène mondiale...