Le premier de ces titres est un journal dominical, «News of the World», qui compte dix millions de fidèles et appartient au magnat australo-américain Rupert Murdoch, de même que le principal quotidien de cette catégorie, «The Sun» (3,8 millions d’exemplaires).
A eux deux, ces journaux se taillent habituellement la part du lion dans les exclusivités tarifées des vedettes ou des anonymes dont l’histoire est susceptible de faire vendre du papier.
Comme Mandy Allwood, une jeune femme enceinte d’octuplés à laquelle le «News of the World» avait payé 85.000 dollars le droit de relater son histoire, depuis les photos de son profil proéminent jusqu’à l’enterrement soigneusement mis en scène des huit foetus dont elle avorta l’un après l’autre.
Pratique courante de la presse britannique, le «journalisme de chéquier» est si bien installé dans les mœurs que nombreux sont ceux qui acceptent de voir leur vie privée passée au crible malveillant et souvent outrageusement moralisateur de ces journaux en échange d’une enveloppe leur permettant de se payer des vacances, de changer de voiture ou d’élever leurs sextuplés.
Nombreux sont ainsi les acteurs de l’affaire de la «maison de l’horreur» qui avaient vendu leurs témoignages à la presse, torpillant selon les avocats de Rosemary West toute chance d’un procès équitable et serein pour leur cliente.
L’occasion est belle aussi pour les professionnels de vendre chèrement des images exclusives ou supposées telles. Ainsi d’une petite entreprise de production vidéo qui avait piégé le «Sun» en 1996 en lui fournissant un film mettant en scène des sosies de Diana et son amant James Hewitt cabriolant dans un salon. (AFP)

