L’arrestation des sept frères de la famille Sbayh, dans le village d’al-Khader, près de Bethléem, intervient dans le cadre d’une vaste opération lancée par les troupes israéliennes, à la suite de l’attentat-suicide du 30 juillet à Jérusalem (17 morts, dont les deux kamikazes).
«Une trentaine de soldats sont venus durant la nuit, ils ont inspecté les chambres pendant une heure et demie, puis ils ont emmené mes fils», a déclaré le père des sept suspects, Mohammad Hussein Sbayh.
De sources palestiniennes, on indique que trois des sept frères Sbayh tiennent un atelier de réparations électriques à Béthléem et pourraient être soupçonnés d’avoir fourni du matériel à une fabrique d’explosifs découverte dans les environs, en juillet dernier, par la police palestinienne.
Les enquêteurs israéliens n’ont pas encore identifié les deux auteurs de l’attentat, qu’ils attribuent au Mouvement de la résistance islamique (Hamas), auquel appartenait l’atelier d’explosifs.
L’armée israélienne concentre ses recherches sur la région de Bethléem où elle soupçonne des islamistes impliqués dans des attentats anti-israéliens de se cacher, notamment le chef militaire du Hamas, Mohieddine Chérif.
Depuis l’attentat, la police palestinienne a arrêté une vingtaine de militants islamistes dans la région de Bethléem, sans signaler de progrès dans l’enquête.
Israël, qui reproche à l’Autorité palestinienne de ne pas poursuivre les intégristes avec assez d’énergie, a levé la semaine dernière le bouclage maintenu autour de Bethléem depuis fin juillet.
Le bouclage des territoires palestiniens de Cisjordanie et Gaza a connu lundi un nouvel allégement, 4.000 ouvriers et 2.000 commerçants palestiniens ayant été autorisés à pénétrer en Israël. (AFP)


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