Dans son communiqué, M. el-Saad a estimé que «la politique du gaspillage, du clientélisme, de l’endettement extérieur et intérieur ainsi que celle des mauvaises options ont mené le pays à une situation de faillite non déclarée».
Il a dit craindre que «l’Etat n’opte pour la politique de la fuite en avant en mettant en vente ses biens et les réserves d’or, en privatisant ses secteurs productifs et en procédant à une dévaluation de la monnaie nationale ce qui signifierait en d’autres termes l’appauvrissement du citoyen pour couvrir les dettes de l’Etat».
Selon M. el-Saad, «la faillite du pays est devenue inéluctable».
Aussi, M. el-Saad s’est-il interrogé sur ce qui reste du Grand Liban proclamé le 1er septembre 1920.
Il a estimé que «l’entité libanaise est, à présent, menacée. Notre terre est coupée, nos frontières envahies et notre souveraineté tronquée. Notre régime parlementaire est vidé de sa teneur, les hommes au pouvoir ayant paralysé le rôle des institutions étatiques. A présent, le gouvernement prend les décisions et le Parlement se contente d’en prendre note».
«Quant à la démocratie, son exercice est au plus bas à l’ombre d’une loi électorale et d’abus de pouvoir qui ont fait du peuple un faux témoin n’ayant aucun rôle décisionnel», a-t-il dit.
Pour ce qui est des municipalités, M. el-Saad a rappelé qu’il n’y a plus eu d’élections à ce niveau depuis 35 ans.
Il a également fait remarquer que l’Etat a porté atteinte à toutes sortes de libertés publiques, rappelant la scission de la centrale syndicale, l’interdiction faite aux Libanais de se rassembler et de manifester.
Il a affirmé que le Libanais ne jouit même plus du droit à l’expression, les hommes au pouvoir ayant monopolisé tous les médias audiovisuels.
«L’Etat de droit s’est dissipé. A présent, c’est la volonté des gouvernants qui est au-dessus des lois», a-t-il conclu.

