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Actualités - Chronologie

Cinq boîtes de nuit parisiennes fermées pour trafic de drogue


Cinq boîtes de nuit parisiennes, dont le Queen, une célèbre boîte gay sur les Champs-Elysées, ont été fermées six mois pour un trafic de drogue, une mesure d’une ampleur et d’une sévérité sans précédent.
Cette décision d’un juge parisien, Danielle Ringot a suscité la protestation du syndicat national des entreprises gay (Sneg) qui veut faire appel et estime que ces discothèques sont menacées de disparition.
Quatre autres boîtes gay, les Folies Pigalle, le Scorpion, l’Enfer et le Cox ne pourront rouvrir leurs portes avant fin février, après qu’une enquête policière eut révélé que la drogue y circulait.
Selon le Sneg, 20 personnes ont été inculpées et 11 placées en détention pour avoir acheté ou vendu de l’ectasy ou de la cocaïne dans le cadre de l’enquête engagée à la fin 1996 par la brigade des stupéfiants.
Chez les patrons de boîtes de nuit cités par la presse, personne ne nie les faits, mais ils estiment être légalement démunis pour «faire la police» dans leurs établissements contre le trafic de drogue.
«Je ne peux pas mettre quelqu’un derrière chaque client. Et même si c’était possible, je n’ai aucun droit, je peux pas le fouiller, l’interpeller», affirme Dominique Jouan, patron des Folies Pigalle, dans France-soir.
Pour Philippe Fatien, patron du Queen, la fermeture judiciaire pourrait sonner le glas de son club, situé au 102 avenue des Champs-Elysées, qui est devenu en cinq ans une boîte phare des gays et de la clientèle de la nuit.
«Si la décision est maintenue on ne pourrait pas tenir. Est-ce que l’on ferme les écoles quand il y a un problème à l’intérieur de l’établissement?», a-t-il dit. Le Queen avait été fermé 8 jours en 96 pour le même problème.
Selon le Sneg, la décision judiciaire provoquera «la mise au chômage de 300 personnes et 900 emplois indirects sont touchés», s’étonnant que «les établissements gays soient toujours la cible de ce type d’actions».
Temple de la nuit parisienne dans les années 80, le Palace avait été fermé en 1995 pour trois mois à cause d’un trafic de drogue, lui portant le coup de grâce.
Cinq boîtes de nuit parisiennes, dont le Queen, une célèbre boîte gay sur les Champs-Elysées, ont été fermées six mois pour un trafic de drogue, une mesure d’une ampleur et d’une sévérité sans précédent.Cette décision d’un juge parisien, Danielle Ringot a suscité la protestation du syndicat national des entreprises gay (Sneg) qui veut faire appel et estime que ces discothèques sont menacées de disparition.Quatre autres boîtes gay, les Folies Pigalle, le Scorpion, l’Enfer et le Cox ne pourront rouvrir leurs portes avant fin février, après qu’une enquête policière eut révélé que la drogue y circulait.Selon le Sneg, 20 personnes ont été inculpées et 11 placées en détention pour avoir acheté ou vendu de l’ectasy ou de la cocaïne dans le cadre de l’enquête engagée à la fin 1996 par la brigade...