Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Cinéphiles et stars à la Mostra (photo)

Une scène de «Marquise», avec Sophie Marceau et Lambert Wilson. Jugement de l’actrice: «Tout, dans ce film, n’est qu’usurpation. Il a l’air meilleur que ce qu’il est vraiment». Bien sûr, elle lui reconnaît, et c’est bien le moins, des «qualités esthétiques». Mais, explique-t-elle,
c’est parce qu’«il est bien servi par le jeu des acteurs et que je ne quitte quasiment jamais l’écran»...

La Mostra a débuté mercredi sur une édition qui prime «la recherche de la qualité et le goût de la découverte» mais ne boude pas pour autant les stars, nombreuses à Venise.
Dès l’ouverture du plus ancien festival de cinéma du monde, inauguré par le dernier film de Woody Allen, «Deconstructing Harry», présenté en première mondiale, un «Lion d’or à la carrière» a été remis à l’acteur français Gérard Depardieu et à l’Italienne Alida Valli. Le ministre français de la Culture, Catherine Trautman, a assisté à la cérémonie.
La Mostra s’achèvera le 6 septembre, lorsque Nicole Kidman recevra le «Lion d’or à la carrière» décerné à Stanley Kubrick à la place du cinéaste, qui refuse de se déplacer. La star australienne et son mari Tom Cruise jouent ensemble dans le thriller érotique «Eyes Wide Shut» que le réalisateur de «Orange mécanique» tourne dans le plus grand mystère depuis près de 300 jours en Angleterre.
Le festival présentera en compétition pour le Lion d’or une sélection de 18 films à forte dominante européenne, souvent centrés sur des thèmes d’actualité: le terrorisme basque («A ciegas» de Daniel Calparsoro), le terrorisme irlandais («The Informant» de Jim McBride), le retour de Hong Kong à la Chine («Chinese Box» de Wayne Wang).
En présentant le programme, le nouveau directeur de la Mostra, Felice Laudadio, qui a succédé à Gillo Pontecorvo, avait affirmé vouloir demeurer à l’écart du «star system», surtout «après la grande déception du Festival de Cannes et de ses excès». «Ce ne sera pas une manifestation pour les photoghraphes», disait-il.

Menu copieux

Malgré tout les paparazzi et les chasseurs d’autographes ne seront pas déçus. Venise n’est pas sourde aux sirènes de Hollywood et ouvre ses écrans de minuit à quelques films populaires, dans la section «Mezzanotte»: «Air Force One» de Wolfgang Petersen avec Harrison Ford, «Copland» de James Mangold avec la présence attendue de Sylvester Stallone et Robert De Niro, «Affliction» de Paul Schrader avec Nick Nolte, James Coburn et Sissy Spacek, «Mimic» du Mexicain Guillermo del Toro avec Mira Sorvino.
La lagune verra accoster la belle Gong Li et son partenaire Jeremy Irons pour «Chinese Box», Nastassja Kinski, peut-être accompagnée de Wesley Snipes, pour «One Night Stand» de Mike Figgis, Rosanna Arquette pour «Liar» de Jonas et Joshua Pate, Bernard Giraudeau et Lambert Wilson pour «Marquise» de Véra Belmont, présentée en séance de minuit.
«Le dénominateur commun à tous les films est la recherche de la qualité, le goût de la découverte, la mise en valeur d’un projet cinématographique innovant et la réponse qu’il apporte aux attentes du public, de la critique et des cinéphiles», a promis Laudadio.
Le jury présidé par la cinéaste Jane Campion («La leçon de piano») rendra son verdict le 6 septembre en décernant le Lion d’or et les coupes Volpi aux meilleurs interprètes.
La Mostra propose un menu copieux et varié dans ses sections «Mezzogiorno» (midi) et «Officina» (Atelier) avec des films de l’Algérien Mahmoud Zemmouri, du Tunisien Nouri Bouzid, de l’acteur français Michel Piccoli («Alors voilà»), de l’Américain Spike Lee («4 Little Girls»).
Le cinéma britannique a aussi trouvé un tremplin à Venise où sept films inédits sont présentés sous le titre «Renaissance britannique II». Et pour souligner la dominante européenne de ce cru 97, un colloque intitulé «Auteurs européens et américains face à face» se tiendra les 5 et 6 septembre.
Enfin, le festival rendra hommage aux grands disparus: Roberto Rossellini, mort il y a vingt ans, et plus récemment Marcello Mastroianni, Marco Ferreri et Giuseppe de Santis. (AFP)
Une scène de «Marquise», avec Sophie Marceau et Lambert Wilson. Jugement de l’actrice: «Tout, dans ce film, n’est qu’usurpation. Il a l’air meilleur que ce qu’il est vraiment». Bien sûr, elle lui reconnaît, et c’est bien le moins, des «qualités esthétiques». Mais, explique-t-elle, c’est parce qu’«il est bien servi par le jeu des acteurs et que je ne quitte quasiment jamais l’écran»...La Mostra a débuté mercredi sur une édition qui prime «la recherche de la qualité et le goût de la découverte» mais ne boude pas pour autant les stars, nombreuses à Venise.Dès l’ouverture du plus ancien festival de cinéma du monde, inauguré par le dernier film de Woody Allen, «Deconstructing Harry», présenté en première mondiale, un «Lion d’or à la carrière» a été remis à l’acteur français...