«La Thuraya Satellite Telecommunication Company (nom du projet émirati) va engager des négociations avec Hughes, qui a présenté la meilleure offre», a indiqué Mohammed Omran, directeur adjoint de la compagnie publique des télécommunications émiratie Etisalat.
Etisalat a toutefois laissé la porte ouverte à une reconsidération du contrat si les négociations avec Hugues n’aboutissaient pas d’ici au 11 septembre, date-butoir pour la conclusion du marché.
La compagnie américaine a été sélectionnée après deux jours de discussions.
Deux autres concurrents, Aérospatiale (France) et Lockheed Martin (Etats-Unis) étaient en lice pour ce contrat, d’une valeur estimée à 850 millions de dollars. Une deuxième société française, Alcatel, avait été écartée en avril dernier pour des raisons techniques.
«Si le contrat n’est pas finalisé d’ici le 11 septembre avec Hughes, Etisalat engagera des négociations avec les deux autres concurrents en vue de leur attribuer ce contrat», a ajouté M. Omran.
Aérospatiale a déjà lancé cinq satellites de l’organisation panarabe Arabsat et a été sélectionnée par cette société pour en mettre un sixième sur orbite en 1998.
Le contrat Thuraya est le plus important dans le domaine des télécommunications dans un pays arabe. Etisalat participe à 26% au projet. Le reste des actions est détenu par des investisseurs arabes privés et publics.
Ce projet doit faire des Emirats le premier pays arabe à posséder son propre satellite, qui disposera d’une capacité de 2,5 millions de lignes de téléphones cellulaires.
D’une durée de vie de 12 à 15 ans, le satellite doit être mis en orbite 42 mois après l’attribution du contrat. Il devrait couvrir, dans un premier temps, le Proche-Orient, l’Inde, l’Afrique du Sud, l’Italie, la France, l’Allemagne et d’autres pays européens.
Il devrait pouvoir étendre sa couverture, en cas de demande des actionnaires du projet, à la Thaïlande, Singapour, Hong-Kong, l’Indonésie, la Corée du Sud, et d’autres pays du sud asiatique. (AFP)

