Dernière création des laboratoires du groupe électronique japonais, le «pet robot» donne la patte à la demande, hoche la tête avant de s’endormir et s’arrête net lorsqu’on lui tire la queue. Et lorsqu’il se sent agressé, il va jusqu’à prendre la position d’un karateka.
Gros comme un chat, l’animal ne ressemble ni tout à fait à un chien, ni tout fait à un singe. «En aucune manière, nous ne pouvions espérer faire mieux que l’animal réel. Nous avons donc choisi de ne pas imiter servilement les attitudes des vrais animaux», souligne M. Fugita, le chercheur père du projet.
Le «pet robot» peut prendre quarante attitudes différentes. Une minicaméra de 2 centimètres X 2 centimètres, spécialement développée pour ce projet, lui permet de se déplacer ou de jouer au ballon, en mesurant la lumière émise par deux diodes rouges («les yeux» clignotants de l’animal). Seize micro-moteurs, placés dans les articulations, confèrent à la créature une relative souplesse.
Des capteurs placés sur le crâne lui font hocher la tête si vous le carressez. Pour lui donner des ordres, il suffit de tapoter sur un clavier de piano ou de siffler (juste): faites «do-mi-sol», et il se mettra en marche.
«Pour l’instant, vous ne pouvez pas lui apprendre à faire des tours», reconnaît M. Fujita. Mais les chercheurs de Sony, qui ont lancé ce projet il y a environ quatre ans, travaillent à le doter d’un mécanisme d’apprentissage. De cette façon, aucun des appareils vendus ne sera semblable à un autre.
Car Sony, qui n’a pas pu ne pas remarquer le succès planétaire du «Tamagochi», le poussin virtuel de Bandai, espère bien commercialiser son «pet robot». Le marché potentiel est vaste, allant des enfants aux personnes âgées seules, en passant par les familles vivant en appartement. De quoi intéresser un groupe, pour l’instant absent du marché du jouet «stricto sensu», mais dont la fortune tient pour partie au succès de sa console de jeux «PlayStation».
Une mise pour le marché n’est toutefois pas pour demain. Plutôt vers l’an 2000, souligne Gene Huh, un des porte-parole de l’entreprise nipponne. (AFP)

