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Actualités - Chronologie

Concentrations inattendues d'Ozone troposphérique en région équatoriale

Des concentrations d’ozone surprenantes ont été découvertes dans des petites poches d’air de la haute troposphère équatoriale, à une dizaine de kilomètres d’altitude, annoncent cinq chercheurs français et un allemand dans la dernière livraison de la revue «Nature».
Bien que l’origine de ces «pics» d’ozone ne soit pas encore connue avec certitude, il est clair, aux yeux de scientifiques — du Laboratoire d’Aérologie (unité mixte CNRS-Météo France) de Toulouse et du Centre de Recherche de Julich (Institut de chimie atmosphérique), près de Cologne —, que le phénomène est d’origine naturelle, et non anthropique, et qu’il pourrait remettre en question les modèles d’échanges stratosphère-troposphère à l’échelle mondiale admis jusqu’ici.
Dans le cadre du programme MOZAIC (Measurement of Ozone by Airbus In-Service Aircraft), lancé en 1994 par l’Intitut National des Sciences de l’Univers (du CNRS), le Centre de Recherche de Julich et Airbus Industrie, avec quatre compagnies aériennes (Air France, Lufthansa, Sabena et Austrian Airlines), cinq Airbus-340 commerciaux équipés de capteurs d’ozone, d’humidité et de température ont effectué à ce jour plus de 5.000 vols entre l’Europe et l’Amérique du Sud, l’Asie et l’Afrique.
L’équipe franco-allemande, conduite par Karsten Suhre, du Laboratoire d’Aérologie, a analysé les mesures effectuées lors de cent vols au-dessus de l’océan Atlantique, dans la zone intertropicale de convergence, région de formation des grands systèmes orageux tropicaux, de part et d’autre de l’équateur (sur trente degrés de latitude).
Alors que, dans ces régions, le taux d’ozone est généralement de 50 parties par milliards (ppm) au plus, les Airbus volant à 10 km d’altitude en ont découvert, dans 30% des cas, des concentrations de 100 à 500 ppm dans des poches d’air de dimensions variant entre 5 et 80 km.

Phénomène naturel

Dans ces mêmes zones équatoriales, au-dessus du Pacifique, en revanche, les taux d’ozone troposphérique mesurés sont proches de zéro.
Le phénomène observé est naturel: les concentrations, très localisées, d’ozone troposphérique observées à certaines époques de l’année au-dessus de l’Afrique tropicale ou l’Amazonie, et dues à la combustion de la biomasse (feux de forêt, par exemple), ne dépassent jamais, en effet, 100 à 150 ppm.
Dans la stratosphère, les niveaux d’ozone peuvent atteindre 500 ppm, voire plus. Les concentrations mesurées au-dessus de l’Atlantique pourraient donc provenir de la stratosphère, avancent les chercheurs: l’ozone serait transporté ou verticalement, sur plusieurs kilomètres, ou horizontalement, à partir des latitudes moyennes.
Courant sous les latitudes moyennes, où l’on constate de telles intrusions d’ozone dans la troposphère, ce processus d’échange entre la stratosphère et la troposphère était jusqu’ici considéré comme impossible sous les régions équatoriales. (AFF)
Des concentrations d’ozone surprenantes ont été découvertes dans des petites poches d’air de la haute troposphère équatoriale, à une dizaine de kilomètres d’altitude, annoncent cinq chercheurs français et un allemand dans la dernière livraison de la revue «Nature».Bien que l’origine de ces «pics» d’ozone ne soit pas encore connue avec certitude, il est clair, aux yeux de scientifiques — du Laboratoire d’Aérologie (unité mixte CNRS-Météo France) de Toulouse et du Centre de Recherche de Julich (Institut de chimie atmosphérique), près de Cologne —, que le phénomène est d’origine naturelle, et non anthropique, et qu’il pourrait remettre en question les modèles d’échanges stratosphère-troposphère à l’échelle mondiale admis jusqu’ici.Dans le cadre du programme MOZAIC (Measurement of Ozone by...