«Je suis allée voir Wang Dan le 10 août et sa santé va de mal en pis», a-t-elle dit dans une interview téléphonique.
Wang, 27 ans, fut un des dirigeants des manifestations pour la démocratie, en 1989. Il a été condamné l’an dernier à onze ans de prison pour subversion.
Ses parents ont demandé le 21 juin sa libération conditionnelle parce qu’il souffrait de vertiges et de maux de tête. Il souffre maintenant de problèmes gastriques, a dit sa mère.
Wang a lui-même sollicité en juin une libération conditionnelle pour raisons de santé aux autorités de la prison de Jinzhou, dans le nord-est de la Chine.
Les autorités de la prison ne l’ont pas encore fait examiner par un médecin, mais selon un praticien auquel les symptomes ont été décrits, il pourrait s’agir de troubles nerveux et un scanner de la tête serait requis, a dit sa mère.
Elle a précisé que son fils partageait sa cellule avec cinq détenus de droit commun.
La famille dit n’être guère optimiste quant à l’octroi d’une liberté conditionnelle à l’un des jeunes militants les plus connus.
D’autres activistes ont estimé que la Chine pourrait libérer au moins un dissident emprisonné en signe de bonne volonté avant la visite, fin octobre aux Etats-Unis, du chef du parti communiste et de l’Etat, Jiang Zemin.
Wang avait déjà purgé quatre ans de prison pour son rôle dans les manifestations du «Printemps de Pékin» écrasé par l’armée dans la nuit du 3 au 4 juin 1989.
Plusieurs dissidents chinois emprisonnés après la répression de 1989 ont été libérés et autorisés à quitter la Chine pour se faire soigner à l’étranger.
Les autorités chinoises ont affirmé en avril que Wang Dan était en bonne santé et que rien ne justifiait une libération conditionnelle pour raisons médicales. (Reuter).

