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Actualités - Chronologie

Egypte : la Jamaa revendique l'attentat de Manfalout

L’organisation intégriste armée égyptienne Jamaa islamiya a revendiqué hier l’attentat de Manfalout (Haute-Egypte) qui a fait mardi six morts dont quatre policiers et sept blessés dont six parmi les forces de l’ordre, dans un communiqué parvenu.
«La Jamaa félicite ses héros appartenant aux bataillons du martyr Talaat Yassine Hammam pour le succès de leur opération héroïque qui a fait quatre morts et six blessés parmi les collaborateurs du régime», affirme le communiqué.
Talaat Yassine Hammam était le chef militaire de la Jamaa islamiya en Egypte lors du déclenchement par cette organisation de la violence en 1992.
Il a été tué en avril 1994 par la police, une quinzaine de jours après avoir participé à un attentat spectaculaire au Caire qui avait coûté la vie au général Raouf Khaïrat, qui était à l’époque le chef de la lutte contre les intégristes au ministère de l’Intérieur.
Le communiqué confirme la mort «d’un certain nombre de ses fils dans les caves et les montagnes surplombant la région de Miniya» en Haute-Egypte, sans autre précision.

Les conditions
pour un arrêt
de la violence

Lundi, le quotidien gouvernemental al-Ahram avait affirmé que 13 islamistes de la Jamaa avaient été récemment dans la région de Miniya lors de rafles de la police.
Selon le communiqué, l’attentat de Manfalout «réaffirme sa détermination à poursuivre la confrontation avec le régime tant qu’il poursuit sa politique injuste à l’égard de la Jamaa et tant qu’il n’a pas accepté ses demandes justes et légitimes».
Le communiqué précise à cet égard trois conditions pour un arrêt de la confrontation violente avec l’Etat: «La libération de tous les détenus islamistes, y compris ceux de la Jamaa, l’arrêt de la traduction des civils devant la justice militaire et l’annulation des jugements prononcés par les tribunaux militaires».
La Jamaa «appelle tous les oulémas (théologiens) et tous les sages en Egypte à convaincre le régime que sa politique brutale (à l’égard de la Jamaa) ne réussira pas et que la violence ne provoquera que la colère et la vendetta», poursuit le communiqué.
La revendication de l’attentat de Manfalout par la Jamaa islamiya et les trois conditions que cette organisation pose pour un arrêt de la violence interviennent au lendemain d’un nouvel appel «à la retenue» lancé jeudi depuis leur prison par cinq fondateurs de la Jamaa islamiya.
Ceux-ci et un des fondateurs de l’organisation al-Jihad avaient déjà lancé le 5 juillet un appel à «un arrêt de la violence» qui avait été soutenu par le guide spirituel de la Jamaa, Cheikh Omar Abdel Rahmane, emprisonné depuis 1996 aux Etats-Unis pour implication dans l’attentat contre le World trade Center à New-York.
Les dirigeants de la Jamaa islamiya et du Jihad à l’étranger avaient cependant rejeté l’appel à un arrêt inconditionné de la violence. (AFP)
L’organisation intégriste armée égyptienne Jamaa islamiya a revendiqué hier l’attentat de Manfalout (Haute-Egypte) qui a fait mardi six morts dont quatre policiers et sept blessés dont six parmi les forces de l’ordre, dans un communiqué parvenu.«La Jamaa félicite ses héros appartenant aux bataillons du martyr Talaat Yassine Hammam pour le succès de leur opération héroïque qui a fait quatre morts et six blessés parmi les collaborateurs du régime», affirme le communiqué.Talaat Yassine Hammam était le chef militaire de la Jamaa islamiya en Egypte lors du déclenchement par cette organisation de la violence en 1992.Il a été tué en avril 1994 par la police, une quinzaine de jours après avoir participé à un attentat spectaculaire au Caire qui avait coûté la vie au général Raouf Khaïrat, qui était à...