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Actualités - Chronologie

Philippines : l'opposition à un renouvellement du mandat de Fidel Ramos s'élargit

L’ancienne présidente des Philippines, Corazon Aquino, a joint sa voix aux nombreux opposants, dont le cardinal Jaime Sin, archevêque de Manille, d’une modification de la constitution devant permettre au président Fidel Ramos de renouveler son premier mandat présidentiel au-delà de son terme normal le 30 juin 1998.

Le débat agite les Philippines depuis le début e l’année, un mouvement «pour la réforme de la constitution», qui a recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures, s’étant formé à l’instigation d’une partie de la classe politique qui souhaite voir M. Ramos, considéré comme l’artisan du redressement économique se son pays ces dernières années, reconduit dans ses fonctions.
La constitution, adoptée sous Corazon Aquino après la chute du dictateur Ferdinand Marcos en février 1986, n’autorise pas un président à se représenter après un premier mandat de six ans.
Cette précaution a été prise pour répondre au traumatisme laissé par les Marcos qui sont restés au pouvoir pendant 20 ans.
«Nous devons nous plier à la constitution dans sa forme actuelle et n’accorder aucune possibilité d’extension des mandats de nos dirigeants», a dit Mme Aquino devant plusieurs milliers de ses partisans rassemblés à Manille à l’occasion du 14e anniversaire de l’assassinat de son mari, Begnino, alors qu’il descendait de l’avion à l’aéroport de Manille pour prendre la tête de l’opposition à Marcos et à son épouse Imelda.
«C’est à nous qu’il revient de dire avec toute la force de notre pouvoir et de notre foi en la démocratie que nous sommes contre tout mouvement de révision (constitutionnelle)», a déclaré Mme Aquino au cours de la cérémonie.
Le Parlement, selon le leader des députés de la majorité Rodolfo Albano, doit discuter la semaine prochaine une série de motions pour se transformer en assemblée constituante ayant le pouvoir de réviser la constitution pour permettre l’extension du mandat présidentiel.
M. Ramos s’est à plusieurs reprises déclaré étranger à toute initiative pour une prolongation de son mandat et a, maintes fois, donné des assurances publiques qu’il avait toute intention de quitter la scène politique en mai 1998.
Mais prenant au sérieux la possibilité d’une prolongation du mandat de M. Ramos, le très puissant Mgr Sin a demandé au «peuple philippin» dans une lettre pastorale lue jeudi dans les églises de Manille de «se dissocier d’une administration qui ne bénéficie ni du respect ni de la confiance du peuple».
«Personne ne croit en lui quand il (Ramos) dit qu’il ne se représentera pas, et même les membres de son cabinet et tous ses contacts dans le judiciaire et le législatif n’en croient rien», poursuit-il dans cette lettre publiée par la presse de Manille.
Parmi les partisans d’une révision constitutionnelle en faveur de M. Ramos figure Nur Misuari, l’ancien chef de la guérilla musulmane dans le Sud devenu, depuis la signature d’un accord de paix, gouverneur d’une région autonome musulmane de quatre provinces et administrateur économique d’une plus large entité de 14 provinces dans le sud du pays. (AFP)
L’ancienne présidente des Philippines, Corazon Aquino, a joint sa voix aux nombreux opposants, dont le cardinal Jaime Sin, archevêque de Manille, d’une modification de la constitution devant permettre au président Fidel Ramos de renouveler son premier mandat présidentiel au-delà de son terme normal le 30 juin 1998.Le débat agite les Philippines depuis le début e l’année, un mouvement «pour la réforme de la constitution», qui a recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures, s’étant formé à l’instigation d’une partie de la classe politique qui souhaite voir M. Ramos, considéré comme l’artisan du redressement économique se son pays ces dernières années, reconduit dans ses fonctions.La constitution, adoptée sous Corazon Aquino après la chute du dictateur Ferdinand Marcos en février 1986,...