Les éditeurs expliquent cette baisse importante par la crise qui sévit toujours, le prix élevé des traductions et des ventes parfois dérisoires.
Alexandre Soljenitsyne livre le troisième «nœud» de «La Roue Rouge» consacré à mars 1917, vaste entreprise relatant les prémices du coup d’Etat bolchévique d’octobre 1917 (Fayard).
Du côté allemand paraît le roman controversé de Gunter Grass à propos de la réunification «Toute une histoire» (Seuil). Christa Wolf revisite le mythe de «Médée» (Fayard) et l’Autrichien Christoph Ransmayr, dans «Le Syndrome de Kitahara» (Albin Michel) imagine le retour à l’âge de pierre dans une après-guerre mondiale qui aurait duré trente ans.
Tout le monde se souvient du trio amoureux de «Jules et Jim», dont Henri-Pierre Roché a écrit l’histoire qui inspira le film du grand réalisateur François Truffaut. Peu savent qu’un autre membre du trio, le personnage de Jules, était l’écrivain allemand Franz Hessel. Dans «Le Dernier voyage» (Le Promeneur, Gallimard) il se souvient et évoque cet amour à trois vécu comme l’expérience d’une morale nouvelle qui brisait les frontières habituelles de l’éthique bourgeoise. Franz Hessel, mort en 1941, signe également un portrait de Marlène Dietrich (Félin).
Autres figures des lettres allemandes, Erika et Klaus Mann, enfants terribles de Thomas Mann, dans un récit magnifique inédit jusqu’alors en français, «Fuir pour vivre» (Autrement), livrent une galerie de portraits des exilés de la culture allemande depuis mars 1933, avec Einstein, Marlène Dietrich, Freud, Toscanini, Brecht, Fritz Lang...
Le grand écrivain flamand, Hugo Claus, dans «La Rumeur» (de Fallois), raconte une savoureuse chronique villageoise.
Chez les Américains, sont attendus un Stephen King, «Rose Madder» (Albin Michel), un Patricia Mc Donald, «Personne disparue» (Albin Michel), un John Grisham, «Le Client» (Laffont). (AFP)

