Le combat contre le «séparatisme» s’est intensifié au Xinjiang, où les groupes indépendantistes musulmans se montrent toujours très actifs, ont affirmé les principaux dirigeants de cette région du nord-ouest de la Chine.
«Le séparatisme et l’intégrisme sont dans une phase active», ont déclaré le secrétaire général du Parti communiste Wang Lequan et le président du Xinjiang, Ablait Abdureschit, cités par la presse régionale reçue mercredi à Pékin.
«Dans ces circonstances, le combat contre le séparatisme devient acharné», ont souligné les dirigeants, au cours d’une rencontre avec les responsables religieux locaux.
Dans ce combat, «tout le monde est en première ligne», ont-ils ajouté, rendant un hommage appuyé aux «patriotes» blessés ou tués dans des attaques «séparatistes».
«Le Parti et le gouvernement ne les oublieront pas. Le peuple ne les oubliera pas», ont assuré les dirigeants, dont les propos ont été rapportés par le Quotidien du Xinjiang.
Les autorités du Xinjiang ont dénoncé début août une vague de violences à l’encontre de membres de forces de sécurité et de leurs proches.
Un des vice-secrétaires du PC régional, Zhou Shengtao, a de son côté refusé d’envisager toute concession aux indépendantistes.
«Non seulement nous ne pouvons pas accorder la moindre liberté, mais nous devons tout faire pour mettre un terme aux activités religieuses illégales et aux actions de ceux qui se servent de la religion pour s’opposer au Parti», a déclaré M. Zhou.
Le Xinjiang a été ces derniers mois le théâtre d’une série d’attentats et d’affrontements entre des Hans (chinois de souche) et des Ouïghours, une ethnie d’origine turque et de confession musulmane, majoritaire dans la région. (AFP)

