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Actualités - Chronologie

BP entame un bras de fer juridique contre Greenpeace

La compagnie pétrolière britannique BP a entamé un bras de fer juridique contre Greenpeace, pour obtenir des compensations financières considérables, qui risquent de priver l’organisation écologiste des moyens nécessaires à ses actions commandos.

L’une de ces actions les plus spectaculaires a visé, la semaine dernière, la plate-forme Stena Dee en Ecosse. Pendant plusieurs jours, des militants écologistes se sont accrochés à cette structure flottante, entravant son avancée vers le site de Foinaven, au nord du pays, où elle doit être utilisée pour réaliser des travaux sur ce qui sera le premier champ pétrolier dans cette partie de l’Atlantique.
British Petroleum demande 1,4 million de livres sterling (2,2 millions de dollars) de dommages et intérêts à Greenpeace pour l’occupation du Stena Dee, correspondant principalement au coût de la location de la plate-forme qui s’élève à 100.000 livres (160.000 dollars) par jour.
Le compte bancaire britannique de Greenpeace a été gelé dans le cadre de cette procédure. Et si la somme réclamée devait être effectivement payée, elle grèverait lourdement les comptes britanniques de l’organisation, soulignent les responsables de Greenpeace UK, menaçant l’emploi des 70 personnes qui travaillent pour l’association dans le pays.
La compagnie «a commencé la procédure afin d’obtenir des dommages et intérêts de la part de Greenpeace qui a occupé illégalement» une coûteuse plate-forme, a expliqué mardi David Nicholas, représentant de BP.
Pour Chris Rose, l’un des principaux dirigeants de l’organisation écologiste, «BP essaye d’utiliser sa force financière et légale pour détruire la défense de l’environnement». «BP a gagné 1,5 milliard de livres (2,4 milliards de dollars) au cours des six premiers mois de l’année — elle fait plus de profit en 48 heures que Greenpeace ne reçoit de crédits en une année», a-t-il commenté.
«BP peut essayer de prendre notre argent et celui de nos partisans mais cela ne lui donnera pas raison et n’effacera pas sa responsabilité dans la pollution globale», a-t-il ajouté.
«Ce n’est pas en arrêtant un petit champ pétrolier en Ecosse qu’on arrivera à stopper les émissions de dioxyde de carbone (CO2)», rétorque le porte-parole de BP.
Si ce champ n’est pas exploité, il sera remplacé par un autre site et cela se traduira par des pertes d’emplois pour l’Ecosse, juge M. Nicholas. «BP reconnaît que le réchauffement global est une question importante», poursuit-il.
D’ailleurs BP s’enorgueillit de participer activement à la réduction des émissions polluantes avec sa filiale BP Solar, consacrée au développement de l’énergie solaire, seconde plus importante compagnie dans ce domaine.
Mais ce genre d’argument n’arrête pas Greenpeace qui a lancé depuis quelques mois une campagne tous azimuts pour stopper l’exploitation pétrolière dans cette partie de l’Atlantique qui pourrait se révéler le nouvel Eldorado des compagnies pétrolières en Europe, alors que les champs de la mer du Nord s’épuisent.
Dans ce cadre, l’organisation a occupé symboliquement l’îlot rocheux de Rockall à l’ouest de l’Ecosse, au milieu de la zone incriminée en cours d’exploration, avant de plier bagage fin juillet, et porter son action ailleurs.
Greenpeace a également lancé une action d’envergure devant la Haute cour de justice de Londres dans l’espoir de rendre illégale l’exploitation de toute la zone, s’opposant ainsi à 22 compagnies pétrolières et au gouvernement britannique.
Mais déjà, l’organisation semble avoir — légalement du moins — perdu la bataille: Foinaven devrait entrer en service prochainement. Le champ serait, en fait, déjà en activité si BP n’avait pas connu des problèmes techniques. (AFP)
La compagnie pétrolière britannique BP a entamé un bras de fer juridique contre Greenpeace, pour obtenir des compensations financières considérables, qui risquent de priver l’organisation écologiste des moyens nécessaires à ses actions commandos.L’une de ces actions les plus spectaculaires a visé, la semaine dernière, la plate-forme Stena Dee en Ecosse. Pendant plusieurs jours, des militants écologistes se sont accrochés à cette structure flottante, entravant son avancée vers le site de Foinaven, au nord du pays, où elle doit être utilisée pour réaliser des travaux sur ce qui sera le premier champ pétrolier dans cette partie de l’Atlantique.British Petroleum demande 1,4 million de livres sterling (2,2 millions de dollars) de dommages et intérêts à Greenpeace pour l’occupation du Stena Dee, correspondant...