«L’UGTA vous appelle à participer aux marches et aux rassemblements pour montrer aux bourreaux, à leurs commanditaires, à leurs complices, leurs soutiens et leurs relais toute votre détermination à maintenir l’Algérie debout et à éradiquer ce terrorisme d’une barbarie sans précédent», souligne l’appel publié mardi en encadré par la presse.
«L’UGTA vous appelle à stigmatiser la violence criminelle et ses méfaits inqualifiables: assassinats individuels, massacres collectifs, mutilations, viols, enlèvements, séquestrations, destructions massives», poursuit le texte.
Ces manifestations sont organisées à l’occasion de la «Journée du moudjahid», commémorant le 20 août de chaque année, l’offensive des combattants de l’armée de libération algérienne contre l’armée française, le 20 août 1956 dans le Constantinois.
L’UGTA appelle les manifestants à «mettre à nu le terrorisme et à dévoiler les conceptions rétrogrades et les forces mafieuses et obscurantistes qui le manipulent et l’utilisent, et pervertissent le message humaniste de notre sainte religion».
Elle leur demande aussi de rendre hommage à «l’Armée nationale populaire, aux forces de sécurité et aux patriotes qui, partout et sans relâche, nettoient les nids des vils et lâches assassins, ainsi qu’aux travailleurs qui ne ménagent aucun effort pour que l’Algérie reste debout».
«Les bandes de tueurs et de criminels ne prendront jamais le dessus sur la volonté résolue de notre peuple héroïque et de son Etat qui lui barreront la route», conclut l’appel, qui intervient après une série de massacres de civils qui, en un mois, ont fait plus de 450 victimes, selon des bilans partiels.
Depuis le début des violences dans le pays en février 1992, l’Algérie a connu plusieurs manifestations contre le terrorisme. La plus impressionnante avait réuni plus de 300.000 personnes, le 22 mars 1993 à Alger.
La dernière manifestation, organisée à l’appel du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le 30 juin 1994, avait été la cible d’un attentat à la bombe, imputé aux islamistes armés, et qui avait fait trois morts et plusieurs blessés. (AFP)

